C’est souvent dans les comédies musicales que certains talents se révèlent. Ce fut notamment le cas de Christophe Maé et Emmanuel Moire dans Le Roi Soleil, de Bruno Pelletier et Garou dans Notre-Dame de Paris et du regretté Daniel Lévi dans Les 10 Commandements, inhumés ce dimanche 7 août à Marseille après avoir succombé à une cancer du colon. Le chanteur à la voix d’or avait décroché le rôle de Moïse, surprenant tout le monde lors des castings avec Pascal Obispo : « J’avais choisi une chanson difficile, L’hymne à l’amour, pour les candidats, indiquait l’interprète de Fallen for her dans le Parisien, quand on l’a entendu, on s’est dit : “Quelle voix !”. Mais on ne l’a pas choisi tout de suite car il faut toujours un peu de temps pour se décider sur une comédie musicale. Puis on l’a revu, et là, c’était évident.”
Obtenir ce rôle pour Daniel Lévi l’a fait sauter de joie. Cependant, l’artiste a dû imposer une condition non négociable aux créateurs pour accepter la proposition. Étant juif, il était impossible pour Daniel Lévi de se produire le vendredi et le samedi soir : “Il fallait juste accepter qu’il ne chante pas le vendredi à cause du Shabbat”, explique Pascal Obispo. Mais samedi aussi, pour la même raison. Conscient que cela pouvait poser problème, Daniel Lévi a préféré jouer cartes sur table, ce qui n’a finalement pas suscité d’inquiétude : “On a trouvé un doublé.”
Dès lors, si les spectacles du vendredi soir se déroulaient sans lui, Daniel Lévi parvenait parfois à assurer les représentations du samedi : “Je me souviens l’avoir attendu le samedi soir devant les salles où le soleil devait se coucher car venez !” Pascal Obispo a rappelé. En effet, le Shabbat s’arrêtait la nuit, il était plus facile d’être disponible le samedi en hiver, le soleil se couchant relativement tôt en fin de journée.
Pascal Obispo et Elie Chouraqui, à qui l’on doit la comédie musicale Les 10 Commandements, ne devraient pas regretter leur choix. Daniel Lévi a fait de l’émission un phénomène, notamment depuis l’interprétation de L’envie d’aimer : « C’est devenu un titre de plus de 6 minutes qui, pour mémoire, n’est pas au programme. , cette chanson est à toutes les fêtes. […] Personne ne peut le chanter comme Daniel. Cela me ramène à beaucoup de choses. Des souvenirs que Pascal Obispo n’est pas près d’oublier.