Ni Marine Le Pen ni Mathilde Panot n’ont été citées par Élisabeth Borne

POLITIQUE – Devant les députés ce mercredi 6 juillet, Elisabeth Borne a voulu la toucher collectivement. En clin d’œil à ses alliés, mais aussi à l’adversaire, le premier ministre a cité la quasi-totalité des présidents de groupe à l’Assemblée nationale. Toutes sauf deux : Marine Le Pen du Rassemblement national et Mathilde Panot de La France Insoumise.

Chargée par Emmanuel Macron de consulter l’opposition pour tenter de trouver un accord de gouvernement, Elisabeth Borne a reçu les différents représentants de l’opposition – sept groupes de dix à l’Assemblée – durant les deux semaines post-législatives.

Aucun accord n’a été trouvé et c’est donc un retour au point de départ pour le gouvernement à la poursuite de la majorité. Mais pour montrer sa bonne volonté et adresser à l’opposition qu’il sera indispensable que ses textes soient adoptés, le chef du gouvernement s’est soucié de montrer lors de son discours de politique générale que -presque- tout le monde avait été entendu.

Comme le montre notre vidéo en tête d’article, Élisabeth Borne a cité tous les présidents des groupes d’opposition, d’Olivier Marleix des Républicains à André Chassaigne, (Gauche démocrate et républicaine, concentrée dans la NUPES).

RN et LFI exclus des partis gouvernementaux

Est-ce qu’il manque quelqu’un ? Oui, deux noms. Ni Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, ni Marine Le Pen pour le Rassemblement national n’étaient nominées pour le podium. Pourtant, le finaliste à la présidentielle a été bien accueilli à Matignon. Côté rebelle, c’est Adrien Quatennens -numéro 2 du parti- qui avait été choisi comme représentant.

A noter que le Premier ministre n’a pas non plus évoqué Aurore Bergé, chef de file du groupe des députés de la Renaissance. Mais c’est un détail sans importance, Elisabeth Borne étant justement le chef de file de la majorité, même relative.

Par conséquent, cette omission du premier ministre est tout sauf involontaire. Le 26 juin, Emmanuel Macron a annoncé qu’il ne considérait pas les formations de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen comme des “partis de gouvernement” avec lesquels il pourrait trouver un accord. En excluant de fait les deux présidents de ces groupes de son discours, Elisabeth Borne confirme cette ligne.

Dans des déclarations après le discours, Marine Le Pen a sanctionné le maintien d’Elisabeth Borne au pouvoir, malgré les résultats des élections législatives n’offrant qu’une majorité par rapport au camp présidentiel. “Cette confirmation dans vos fonctions n’est pas une question de réalisme politique (…), mais presque d’une incongruité institutionnelle et d’une provocation politique”, a lancé la dirigeante d’extrême droite, raillant la décision d’Elisabeth Terminal de ne pas se présenter. à un vote de confiance. “Vous avez bien fait. Parce qu’on ne fait pas confiance à votre gouvernement”, a lancé Marine Le Pen, sous les applaudissements de ses députés.

Cependant, les députés du NUPES ont déposé une motion de censure qui sera mise aux voix entre vendredi après-midi et le début de la semaine prochaine. Cependant, à moins que la situation ne soit inversée, les députés de Lepen ont décidé de ne pas voter.

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