Il est la surprise du gouvernement Borne. Peu connu du grand public, Pap Ndiaye a aussitôt été vilipendé par l’extrême droite, décrit par les médias comme l’antithèse de Jean-Michel Blanquer, tant sa parole était très attendue, mais… le moment n’a pas été communiqué une seule fois. , le jour de la livraison rue de Grenelle.
Avec un message clair et qui pose ses premières intentions. Et pour faire de son hommage à Samuel Paty le marqueur de sa mission au ministère de l’Éducation nationale, Pap Ndiaye s’est rendu, pour son premier voyage, au collège Conflans-Sainte-Honorine, où il a enseigné l’enseignante d’histoire-géographie. Mais le ministre l’a fait sans caméra et ce n’est que le lendemain que la presse a retransmis sa visite.
franceinfo : que disent ces premiers dictons du choix de Pap Ndiaye ? Dès lors, il a voulu marquer son entrée en politique, laisser sa marque rapidement. Et son empreinte est celle d’un historien, celle d’un professeur d’histoire attaché à l’histoire, à la mémoire et aux symboles. C’est pourquoi il a tout de suite voulu suivre les traces, non pas de ses prédécesseurs, mais d’un de ses camarades qui, malheureusement, a perdu la vie dans le cadre d’un attentat terroriste.
Votre nomination au ministère de l’Éducation nationale est-elle aussi un coup de pub ?
Sans doute parce que le premier gouvernement d’Elisabeth Borne est un gouvernement de continuité et, un peu comme Emmanuel Macron avait choisi la figure de Nicolas Hulot en 2017 et un peu plus tard celle d’Eric Dupond-Moretti, il a voulu attirer l’attention avec ce petit ministre . connu du grand public mais très impliqué dans le milieu universitaire. Pap Ndiaye est très impliqué dans la lutte contre les discriminations et, de par son parcours, son parcours, il est encourageant.
Son deuxième déplacement officiel a donc eu lieu jeudi avec le chef de l’Etat à Marseille, pour lancer l’école du futur, mais c’est finalement Emmanuel Macron qui a pris sa place, ou du moins « sous le contrôle du ministre ». “. Est-ce normal?
Oui, et on aurait pu attendre longtemps que Pap Ndiaye parle, car quand un président voyage, les ministres c’est avant tout inventer les chiffres. On dit souvent que sous la Ve République, le président s’occupait de tout, y compris de la couleur des rideaux et du changement des ampoules à l’Elysée. Dans les déplacements ministériels et présidentiels, il est donc très difficile pour un ministre d’exister, surtout lorsqu’il a peu d’expérience politique. On peut toujours dire un mot, mais la star du jour, dans un voyage comme celui-ci, c’est le président et rien que le président.
Sait-on quand aura lieu la première allocution de Pap Ndiaye ? Je ne le pense toujours pas, mais comme beaucoup de nouveaux ministres – je pense aussi à Rima Abdul-Malak de la Culture – ils craignent cette première prise de parole dans les médias car ils savent que le coin les attend. Alors ils s’entraînent, certains font de la média-formation… En tout cas, ils calibrent leurs messages et attendent que le test passe.