Anderlecht a rapidement nommé Vincent Kompany pour le remplacer. Quelques jours après le départ de son entraîneur, la direction du Sporting a annoncé mardi l’arrivée de Felice Mazzù, qui a signé un contrat à durée indéterminée au Parc Astrid. Les mauves ont donc choisi d’embaucher celui qui a été nommé entraîneur de l’année.
Après son échec à Genk, Mazzu renoue avec brio à l’Union Saint-Gilloise. Il a reculé pour mieux sauter. A la tête de l’USG, il cumule les succès d’abord en D1B puis en Pro League. Sous sa direction, les « jaunes et bleus » ont fait vibrer le Stade Mariën, qui a résonné des chants de la victoire comme des meilleures heures du club. Récemment promu, Union a surfé sur la vague du succès et s’est hissé au sommet de la D1A pendant une grande partie de la phase classique. Les syndicalistes ont longtemps défié tous les pronostics, au point de rêver au titre. Dépassés par Bruges dans le sprint final, ils terminent à une incroyable 2ème place. Et le mérite revient en grande partie à Mazzù qui a su former un groupe capable de démolir presque n’importe quelle montagne.
Proche de ses joueurs, bon tacticien (même si certains lui reprochent son caractère défensif), l’ancien T1 de Charleroi se voit offrir une nouvelle opportunité de prouver qu’il peut réussir dans un grand club. Il va devoir apprivoiser l’énorme pression sur l’entraîneur d’un club comme Anderlecht. Il devra aussi faire les frais de la lourde succession de Vince le Prince, véritable icône d’Anderlecht.
Au niveau sportif il faudra aussi le reconstruire, sans doute. Plusieurs réalisateurs de la saison dernière (Zirkzee, Kouamé, etc.) sont en place. Reste à savoir quelles ressources seront allouées. On sait que c’était l’un des points de friction entre son prédécesseur et la direction.