Olivier Cappelaere, “l’empoisonneur du viager”, condamné à la perpétuité

Après cinq heures et demie de délibéré, la présidente du tribunal d’assistance des Alpes maritimes Emmanuelle De Rosa a déclaré Olivier Cappelaere, 52 ans, coupable de meurtre par empoisonnement.

L’accusé a été condamné ce vendredi soir à la réclusion à perpétuité, peine assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans. La sanction très sévère est conforme aux exigences de l’avocat général Christophe Raffin.

En 2017, alors qu’Olivier Cappelaere était mis en examen pour l’empoisonnement de Suzanne Bailly, une retraitée du Cannet, la famille de Jacqueline Imbert alertait la police. La veuve de 93 ans, qui ne souffrait d’aucun problème de santé, avait été emmenée en quatre jours en 2015. Pourtant, son ami et confident, Olivier Cappelaere, en était le légataire universel.

Une exhumation de Jacqueline Imbert avait révélé de l’atropine, un puissant poison. Cette même molécule avait failli coûter la vie à Suzanne Bailly et sa voisine. Tous deux avaient bu de l’eau minérale empoisonnée par Olivier Cappelaere, un crime qu’il avait fini par reconnaître.

Cet ancien entrepreneur en difficulté financière a toujours nié avoir assassiné celle qu’il appelait “sa marraine dans l’âme”. Ses avocats, Me Corinne Dreyfus-Schmidt et Balthazar Lévy, ont développé l’hypothèse que de l’atropine aurait pu être injectée lors de l’admission de la victime à l’hôpital, soulignant les contradictions des rapports médicaux.

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