Orange, taxes… voici tout ce qui change ce 1er juin

Les changements auront lieu en Belgique à partir du 1er juin. Cela est particulièrement vrai pour les honoraires des médecins, la réforme du droit pénal sexuel et les tarifs Orange.

Par Belge Publié le 27/05/2022 à 06:57 Temps de lecture : 3 min

Orange Belgium augmentera certains de ses tarifs à partir du 1er juin. Cependant, les clients de l’opérateur de télécommunications bénéficieront d’une augmentation de la quantité de données et d’une augmentation des remises multicartes.

Concrètement, le prix des abonnements mobiles augmentera entre 1 et 3 euros, mais s’accompagnera d’une augmentation de la data allant de 0,5 à 10 Go. Les prix fixes des produits de base augmenteront également.

Les clients multicartes ainsi que les clients disposant d’un abonnement Internet fixe bénéficieront d’une remise de 1 euro sur leurs abonnements mobiles.

Les tarifs hors forfait pour les abonnements mobiles, les appels internationaux et l’itinérance augmenteront également. Le MMS sera également payant (0,24 euros) alors qu’il est actuellement gratuit.

Augmentation des honoraires des médecins

Les médecins verront leurs tarifs augmenter de 2% à partir du 1er juin 2022.

Cette indexation intermédiaire fait suite aux négociations de la convention médico-mutuelle 2022-2023. L’Association belge des syndicats de médecins (Absym) avait interpellé l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) sur l’indexation de 0,71%, qui ne tenait pas compte du taux d’inflation de décembre 2021 mais plutôt accusée d’une retard.

Le Cabinet a finalement approuvé un budget supplémentaire ponctuel de 207 millions d’euros pour soutenir les prestataires de soins de santé pendant la forte hausse de l’inflation. Sur ce montant total, 112 millions d’euros sont alloués aux médecins, ce qui signifie une indexation intermédiaire de 2 % de leurs honoraires au 1er juin 2022.

La réforme du droit pénal sexuel entre en vigueur

L’importante réforme du droit pénal sexuel entrera en vigueur le 1er juin, fruit d’un long travail en commission.

Le projet de loi vise à tenir compte de l’évolution de la société et à placer la notion de consentement au cœur de la nouvelle législation. Jusqu’à présent, les délits sexuels étaient considérés comme des crimes et des délits contre l’ordre familial et les bonnes mœurs, comme le prévoyait la loi de 1867. Les délits sexuels seront désormais des crimes contre les personnes. Ainsi, la notion d’attentat à la pudeur disparaît au fur et à mesure que se développent les notions de viol et de voyeurisme. L’inceste est aussi et enfin mentionné dans la loi.

Dans le domaine pénal, les sanctions sont aménagées, le viol est passible de 15 à 20 ans de prison, au lieu de 5 à 10 ans. En revanche, pour des raisons de proportionnalité, les peines pour voyeurisme sont réduites. Dans certaines circonstances, le juge aura la possibilité d’imposer des peines alternatives à la prison pour les auteurs d’infractions sexuelles.

Le projet de loi prévoit également l’harmonisation de l’âge de la majorité sexuelle à 16 ans, avec une tolérance à partir de 14 ans en cas de consentement et une différence d’âge maximale de trois ans. Elle dépénalise également la prostitution, mais pas le proxénétisme, qui sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 500 à 25 000 euros. La prostitution reste interdite aux mineurs. Quant à sa publicité, elle est interdite à quelques exceptions près.

Cette réforme du droit pénal sexuel est portée par le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.

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