Orque dans la Seine : l’animal sera sacrifié

Pas de happy end pour l’orque piégé dans la Seine depuis plusieurs semaines. Suite à une opération de sauvetage ratée, la préfecture de Seine-Maritime a annoncé ce dimanche que l’animal sera abattu. Une décision prise pour “mettre fin aux souffrances de l’orque, et faire une analyse approfondie de la pathologie” dont le mammifère porte, indique la préfecture dans un communiqué.

La préfecture avait lancé samedi une opération pour aider “l’orque mâle, espèce protégée et sauvage”, à rejoindre la mer, son milieu naturel, notamment grâce à une diffusion de stimuli sonores qui devait attirer et guider l’animal. “Cette opération a révélé un manque de vivacité, des réactions incohérentes aux stimuli sonores et un comportement erratique et désorienté de l’orque”, a indiqué dimanche la préfecture. “Les tentatives de remise à la mer de l’animal ont échoué”, le groupe d’intervention a décidé d’arrêter l’intervention samedi soir.

Communiqué lié au suivi des orques 🐳 faiblesse constatée en Seine ⤵️ pic.twitter.com/cpFMmCiAGO

— Préfet de Normandie et de Seine-Maritime (@ Prefet76) 29 mai 2022

Les données recueillies par le Groupe d’Etude des Cétacés et des Mammifères Marins (GECC) de la Manche du Cotentin lors de l’opération ont cependant fourni des informations sur l’état de santé très critique de l’épaulard. « Des enregistrements sonores ont révélé des vocalisations s’apparentant à des cris de détresse », note la préfecture. Selon les experts, l’animal souffre de mucormycose, “une maladie émergente observée chez les mammifères marins dans diverses parties du monde, sans que les spécialistes aient jusqu’à présent connaissance de cas comparables en Europe”.

La maladie aurait atteint le cerveau

“Il s’agit d’une affection profonde du derme et de l’épiderme qui peut toucher les animaux immunodéprimés, qui peuvent s’emboliser dans le sang pour atteindre les reins, les poumons, le cœur et le cerveau, ce dernier point pourrait expliquer le comportement désorienté de l’orque”. poursuit la préfecture. Cette maladie a atteint “un stade très avancé”, causant “d’importantes souffrances à l’animal”.

Le groupe de travail d’experts a donc conclu à l’unanimité que « la seule solution envisageable est de sacrifier l’animal, afin, d’une part, de mettre fin aux souffrances subies par l’orque et, d’autre part, d’effectuer des recherches approfondies des analyses sur la pathologie dont il est porteur », explique la préfecture.

La date et le lieu où l’épaulard sera abattu n’ont pas été annoncés afin d’éviter d’éventuels embouteillages.

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