“C’est simplement venu à notre connaissance à ce moment-là. Trois chasseurs ont été interrogés en garde à vue (mercredi), dont le tireur, qui a eu à cœur de sauver sa vie en légitime défense, et trois autres (jeudi), a précisé Jean-Luc Fernandez, qui y voit “un acharnement”. “
Deux autres chasseurs sont convoqués vendredi par les gendarmes, a-t-il ajouté, confirmant une information de La Dépêche du Midi.
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Un appel a été lancé sur les réseaux sociaux à manifester vendredi à partir de 9 heures devant la gendarmerie de Saint-Girons, où se déroule une garde à vue.
Le 20 novembre 2021, un chasseur de 70 ans avait tué un ours (il s’agissait de Caramelles) qui venait de l’attaquer et de se blesser à la jambe alors qu’il chassait le sanglier sur les hauteurs du village de Seix, en Ariège. .
Des chasseurs, opposés en tant qu’éleveurs à la présence de l’ours dans les Pyrénées, soutiennent l’auteur du tir mortel et évoquent la légitime défense.
“On le déborde”, dénoncent les chasseurs
“Nous dénonçons la violence qui s’est déversée sur cet homme depuis six mois, la violence de ce public”, a déclaré M. Fernandez. Nous l’acceptons. Il marche avec des cannes, a été opéré plusieurs fois et est interrogé de 9 heures à 21 heures.
Joint par l’AFP, le procureur de Foix, Olivier Mouysset, a refusé de confirmer la garde à vue.
L’enquête des gendarmes devra déterminer le cours des événements et si la chasse a été menée dans une zone autorisée.
Dans les années 1990, la France a lancé un programme de réintroduction de plantigrades de Slovénie alors que la population d’ours des Pyrénées était menacée d’extinction.
Selon une estimation des services de l’Etat datant de 2021, une soixantaine d’ours vivent aujourd’hui dans les Pyrénées, dont une cinquantaine dans la partie centrale, plus sauvage, et notamment en Ariège.
En 2020, trois ours ont été tués illégalement dans les Pyrénées, deux en Espagne et un en France. Deux coups, un empoisonné.