Pap Ndiaye dans son bureau du ministère de l’Education nationale, à Paris, le 14 juin 2022. LEA CRESPI POUR “LE MONDE”
Pap Ndiaye poursuit l’explication textuelle de la politique qu’il veut mener. Après s’être confié au Monde et au Parisien le week-end dernier, il a décidé d’adresser un message à tous les enseignants lundi 27 juin au soir. Un signal fort pour renouer un contact direct avec eux, alors que, pour beaucoup, la relation entre la profession et l’institution a atteint un point de rupture sous Jean-Michel Blanquer. Quelques heures après sa publication, son interview au Parisien a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux des enseignants sur les questions sensibles de la revalorisation et des substitutions. Le ministre de l’Education nationale a dû rapidement reprendre la main, croit-on dans les milieux éducatifs.
Bien qu’il ne fasse pas de grandes communications, M. Ndiaye est placé d’emblée dans un lien de complicité avec la communauté éducative : « Je suis ravi de vous écrire directement, avec la responsabilité d’un ministère qui a non seulement structuré ma carrière. Mais façonné ma vie. je suis professeur de collège, fils d’un professeur de lycée », leur a-t-il écrit. votre estimation ».
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Le nouveau locataire de la rue de Grenelle, qui se sait attendu en matière de laïcité et de vivre ensemble, et a fait du combat contre les idées du Rassemblement national un marqueur politique, se positionne sur le terrain des valeurs. “Nous traversons une période de suspicion pour le bien commun de notre République. Votre parole, qui tient compte des vulnérabilités de la jeunesse tout en préparant chaque élève à sa vie future, peut stopper les replis réconfortants en apparence, dévastateurs en réalité », insiste-t-il.
“Bien-être étudiant”
« C’est une communication sous forme de contact, avec un fort accent sur la considération du personnel. Une initiative bienvenue dans l’état tendu de la profession », a déclaré Stéphane Crochet, du SE-UNSA. Pour Sophie Vénétitay, du SNES-FSU, Pap Ndiaye veut, ainsi, “réparer avec des mots la relation endommagée avec le personnel, mais avec ceux-ci ce n’est pas assez”, rappelant les fortes attentes du groupe éducatif notamment vis-à-vis de un salaire.
Le ministre énumère cinq priorités dans cette lettre aux enseignants. La lutte contre les inégalités sociales est la première d’entre elles. “Il est de ma responsabilité de prendre en charge le drame de l’injustice qui alimente notre système scolaire en ne permettant pas aux plus pauvres d’avoir l’espoir de transformer leur statut social”, a-t-il déclaré. Cette promesse non tenue éclipse nos actions. Il veut “renforcer l’existant” et “innover quand c’est nécessaire”, sans faire référence à l’expérience des “écoles du futur” à Marseille, dont la généralisation devrait permettre aux écoles d’avoir plus d’autonomie dans l’enseignement. .
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