Perte de mémoire : les signes qui doivent alerter

L’ESSENTIEL

  • La perte de mémoire, aussi appelée trouble mnésique, est une altération de capacité : soit mémoriser un fait nouveau, soit retrouver un souvenir, soit faire les deux.
  • Près de 6 millions de Français déclarent avoir des problèmes de mémoire fréquents, selon une enquête Odoxa de 2018.
  • Un Français sur cinq (9 millions de personnes) craint déjà que sa perte de mémoire soit liée à la maladie d’Alzheimer, selon la même enquête.

Ne pas se rappeler où l’on a mis les clés, oublier le titre du film que l’on a vu hier soir, avoir un mot sur le bout de la langue… Tout le monde a déjà vécu ces trous de mémoire en cours. Et c’est bien normal, l’oubli est une nécessité et notre mémoire ne peut pas toujours fonctionner à 100% de sa capacité.

Cependant, toutes les pertes de mémoire, aussi appelées troubles mnésiques, ne se valent pas : certaines sont anodines, tandis que d’autres sont carrément invalidantes et prédisent le pire. Quand faut-il s’inquiéter ?

Difficulté à se concentrer, à parler…

Chez les personnes sujettes aux pertes de mémoire, plusieurs symptômes sont jugés inquiétants, détaille le Merck Manual of Diagnoses and Therapies, une source de référence pour les médecins et les pharmaciens. Parmi les signes avant-coureurs qui doivent alerter :

– Difficulté à effectuer les tâches quotidiennes normales : par exemple, ne pas savoir faire ce que vous avez fait toute votre vie, comme préparer un repas, s’habiller, ranger, nettoyer…

– Difficulté de concentration (lire, jouer aux cartes, calculer dans la tête, retenir des informations, etc.)

– Confusion quotidienne : se perdre dans des lieux familiers, oublier les noms de ses proches, oublier la destination en sortant de chez soi, ranger mal des objets (par exemple, mettre l’horloge au frigo)…

– Signes de dépression : perte d’appétit, idées suicidaires, troubles du sommeil…

– Ralentissement de l’activité générale et de la parole (difficulté à structurer le langage, une idée ou à comprendre certaines situations de la vie courante).

Si l’un de vos proches présente ces symptômes, il est recommandé de l’emmener voir votre médecin.

Quand on oublie qu’on oublie…

En cas de doute, il peut être utile de faire ce qu’on appelle un « bilan de mémoire », un entretien médical qui permet une première évaluation des troubles de la mémoire : quel genre de chose la personne oublie, quand cela s’est produit, a commencé, il y a des signes d’aggravation… Avant de faire un éventuel examen neurologique.

En revanche, le fait même de se préoccuper des trous de mémoire est considéré comme plutôt positif : les personnes ayant des problèmes de mémoire liés à une maladie comme Alzheimer ou la démence ont tendance à oublier… qu’elles oublient. Un phénomène appelé anosognosie. C’est là que ceux qui vous entourent peuvent commencer à s’inquiéter.

Pour préserver sa mémoire, il faut préserver sa santé : avoir une bonne hygiène de vie, dormir suffisamment, maintenir une activité physique, et stimuler son cerveau, intellectuellement et socialement parlant. Un mode de vie qui permet non seulement de conserver une bonne mémoire et un bon état général, mais qui réduit également le risque de développer un déficit cognitif ou la maladie d’Alzheimer.






















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