Plus de 65 ans, immunodéprimés : « Les schémas de vaccination actuels ne suffisent plus à protéger les plus vulnérables », que faire ? Suivez-nous

Dans le graphique ci-dessus, on voit : la dose de rappel réduit bien le risque (graphique de droite en fonction de l’incidence) de développer un cas grave par rapport à la vaccination classique, notamment pour les personnes de plus de 65 ans. Mais ce risque reste bien plus élevé (15 fois plus important) pour une personne âgée que pour un adulte de moins de 65 ans.

Protection limitée

Comment l’expliquer ?

“Si les vaccins actuels continuent de très bien protéger les jeunes contre les formes sévères, ils protègent en revanche les personnes âgées dont le système immunitaire est moins performant”, explique Michel Goldman, pour deux raisons :

  • Ils sont moins efficaces contre les variants qui deviennent dominants (BA.5) ;
  • La durée de protection s’érode avec le temps.

Alors comment protéger les plus vulnérables ? Comme le recommandent les autorités, Michel Goldman recommande « d’envisager désormais avec votre médecin un deuxième rappel vaccinal, surtout s’il existe des comorbidités qui prédisposent aux formes sévères. Ce deuxième rappel protégera jusqu’à l’automne. Il n’empêche pas une revaccination pendant la période de revaccination prévue campagne “.

Pour les immunodéprimés, il est conseillé de mesurer le taux d’anticorps : en dessous d’un certain niveau, « le patient est apte à Evusheld, une combinaison d’anticorps monoclonaux qui protégera le variant actuellement dominant jusqu’à l’automne (BA5). » L’Université de New York a montré qu’Evusheld reste actif contre BA5.”

En cas d’infection chez ces patients immunodéprimés, des traitements spécifiques doivent être administrés dès que possible.

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