Comme l’a annoncé le ministre de l’Éducation nationale sur France Inter la semaine dernière, une réunion s’est tenue ce mardi avec les syndicats d’enseignants, sur le protocole sanitaire qui sera mis en place dès la rentrée. Des normes pour les écoles désormais calquées sur celles de la population générale. Le cadre sanitaire est gradué : il repose sur un socle de recommandations et trois niveaux de mesures, activables en fonction du contexte épidémique.
Le niveau “de base” signifie un retour à la normale et correspond à ce que les écoles ont connu depuis mars dernier : pas de masque, pas de limitations particulières. Elèves et enseignants respectent simplement les gestes barrières, le lavage des mains et l’aération des locaux.
Trois niveaux de mesures en cas de déclenchement de l’épidémie
Ensuite, trois niveaux de surveillance peuvent être appliqués en fonction de la situation sanitaire. Un délai de 10 jours sera accordé pour passer d’un niveau à l’autre, pour permettre aux équipes de s’organiser et d’éviter de nouvelles polémiques sur les annonces ministérielles de la veille pour le lendemain. La décision sera fondée sur une analyse qualitative (nature du variant, contagiosité) et quantitative (nombre de cas, situation hospitalière).
Avec ce protocole, tous les cours seront en présentiel, sauf le niveau 3 où les cours à distance pourront se faire, uniquement au lycée et sur décision locale. Ce sera le cas, par exemple, si les hôpitaux débordent ou s’il y a une épidémie. Mais il n’y aura plus de décision automatique et généralisée d’hybrider les cours, cela se décidera au cas par cas.
Une règle adaptée à la situation générale
Concernant le port du masque, la règle qui s’applique à la population générale s’appliquera également à l’école. Si, par exemple, le gouvernement décide de le rendre obligatoire à l’intérieur, il le sera aussi en classe ; si c’est dans la rue, ce sera dans la cour. L’idée est de maintenir une cohérence entre ce que les élèves vivent à l’école et ce qu’ils vivent à l’extérieur. Les syndicats saluent également ce principe.
Les grands rassemblements (fêtes scolaires ou journées portes ouvertes dans les lycées) seront limités à partir du niveau 1 du protocole. La limitation de la mixité des élèves n’affectera la cantine, dans les écoles primaires, qu’à partir du niveau 2. Il n’y a pas de limitation de la mixité des élèves prévue pendant les récréations ou entre les classes, ce qui permet de distribuer aux autres classes en l’absence de leur enseignant.
Cours de sports de plein air recommandés
Le sport peut se pratiquer en extérieur quel que soit le niveau du protocole. Les seules restrictions concernent les sports en salle : au niveau 2 il faudra respecter la distanciation sociale, et au niveau 3, pratiquer des activités de faible intensité, avec un masque.
En début de cursus, la situation sanitaire doit se situer entre la base et le niveau 1. Mais “le niveau des mesures applicables en début de cursus (base, niveau 1, 2 ou 3) sera déterminé.) en août selon la situation épidémique », précise le ministère de l’Éducation nationale dans un communiqué.
Le ministère a également commencé à faire le point sur les capteurs de CO2. Environ 41% des écoles, 78% des universités et 97% des instituts sont équipés d’au moins 1 capteur. Il a avancé. Les collectivités locales ont utilisé la subvention accordée pour cet équipement. Le gouvernement réfléchit en interministériel à la poursuite de cet effort d’équipement, soit en maintenant les subventions aux collectivités, soit en finançant des travaux d’aménagement pour mieux ventiler certaines pièces.