Dans le même temps, la demande de diesel pour le chauffage diminue, ce qui a un impact sur l’offre de diesel puisqu’il s’agit de la même marchandise.
Le diesel est de moins en moins demandé
Mais il y a une raison plus structurelle qui accentue encore la dynamique. Ces dernières années, nous avons assisté à une profonde mutation du marché automobile européen. Il suffit de regarder les ventes de véhicules des 4 premiers mois de l’année pour s’en convaincre (chiffres ACEA).
- Essence : 36 % (en descente)
- Hybrides (rechargeables ou non) : 34%
- Gazole : 16,8 %
- Electrique : 10%
La part de marché du diesel recule fortement au profit des voitures électriques et des voitures hybrides dont le moteur thermique est dans la grande majorité des cas un moteur à essence.
Nous sommes donc en train de passer, en Europe, d’un marché où le diesel était fiscalement encouragé, très développé et aussi promu par les constructeurs… à un marché où l’électricité va s’imposer progressivement. De plus, dans le même temps, de plus en plus de grandes villes interdisent les moteurs diesel, à commencer par les plus anciennes.
Résultat : par le simple jeu de l’offre et de la demande : si on distille toujours autant de gazole dans un baril de pétrole mais que la demande diminue… forcément son prix baisse.