Pouvoir d’achat : retraites, loyers, primes Macron… La première partie définitivement adoptée

Ce texte “d’urgence”, qui porte sur un total de 20.000 millions d’euros de dépenses, a finalement été approuvé par l’Assemblée en milieu d’après-midi, malgré une motion de rejet de LFI contre un texte “de régression”, selon ces députés, puis . par le Sénat en fin de journée.

Ce projet de loi “d’urgence” a été validé par 395 voix contre 112 et 36 abstentions à l’Assemblée, avant validation par le Sénat, par 245 voix contre 27 et 72 abstentions au Palais du Luxembourg.

La seconde mi-temps calmement

Ensuite, les parlementaires tenteront dans la soirée de s’accorder sur le deuxième volet en faveur du pouvoir d’achat, inclus dans le projet de budget révisé (PLFR) pour 2022, qui pourrait être finalement approuvé jeudi.

Le premier volet prévoit une augmentation de 4 % des pensions de retraite et diverses primes avec effet rétroactif au 1er juillet 2022, limitant la hausse des loyers à 3,5 % en France, et triplant le plafond de la prime Macron que peuvent verser les employeurs. .

marathon d’été

Dans une rare unanimité, les députés ont ajouté au paquet de mesures la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), une disposition rejetée par le gouvernement lors de la précédente législature.

De plus, le projet de loi facilite le redémarrage des centrales au charbon et crée un régime dérogatoire pour accélérer l’approvisionnement en gaz d’un terminal méthanier flottant, au grand dam des écologistes.

Le deuxième volet du PLFR prévoit le financement de 9,7 milliards d’euros pour la nationalisation d’EDF, le maintien de la prime carburant, la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, et des dispositions controversées comme la suppression de la taxe audiovisuelle, la pérennisation de l’éventuel rachat par les sociétés RTT ou encore d’une éventuelle carte biométrique Vitale. Mais pas de taxe sur les “super profits” comme le réclament la gauche et l’extrême droite.

La validation de ce dernier texte marquera l’interruption des travaux jusqu’à la rentrée, après un marathon estival de trois semaines sur ces mesures adoptées face à une inflation galopante (+6,1 % en juillet sur un an d’après INSEE), qui avait été un enjeu important de la campagne présidentielle.

En quête d’engagement

La Première ministre Elisabeth Borne est venue ce mardi remercier les députés de la majorité pour leur “présence intense et tenace en commission et dans l’hémicycle”, selon des informations. “Quand certains font du bruit, nous sommes une force avec laquelle il faut compter”, a-t-il plaidé devant le groupe Renaissance, en référence à la guérilla menée par l’alliance de gauche Nupes.

Cet examen constituait un test pour la nouvelle “méthode” de recherche de compromis prônée par l’exécutif, privé depuis juin de la majorité absolue à l’Assemblée.

De fait, le premier rôle a été donné aux propositions des LR, qui ont voté à l’Assemblée le projet de loi « d’urgence » en première lecture, tout comme les élus RN, « sans sectarisme » selon les mots du chef de file de « la ce dernier, Marine. Le Pen. Cependant, ces deux groupes considèrent que les mesures sont insuffisantes.

effet “double lame”.

A gauche, les socialistes se sont largement abstenus, tandis que le reste des Nupes a voté contre ce qu’ils considèrent comme une “déclaration de guerre aux salaires”, avec des primes plutôt que des augmentations générales.

De son côté, le Sénat dominé par la droite a laissé son empreinte, en limitant la hausse des loyers commerciaux des PME à 3,5 % pendant un an. Et dans le sens souhaité par LR, les entreprises de 20 à 250 salariés pourront voir les cotisations patronales réduites de 50 centimes par heure supplémentaire travaillée.

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