Des éoliennes à Cuxac-Cabardès (Aude), dans le sud-ouest de la France, le 16 avril 2022. LIONEL BONAVENTURE / AFP
Le contexte de la guerre en Ukraine et les inquiétudes énergétiques qui l’accompagnent obligent le gouvernement à revoir sa feuille de route. En témoignent l’annonce, jeudi 28 juillet, d’une première salve de mesures réglementaires d’urgence pour accélérer le développement des énergies renouvelables et la mise en service, vendredi, d’un projet éolien en mer au large de l’île d’Oléron, à plus de 35 kilomètres de la côte.
A l’issue du débat public, l’exécutif a indiqué vouloir lancer ce projet de deux parcs, hors des limites du parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer de Pertuis, afin de répondre aux besoins des habitants de l’île et de la côte opposées vers un lieu plus proche de la côte. Pour le premier parc éolien, un “dialogue compétitif” a été ouvert, avec pour objectif de désigner le lauréat début 2024 en vue d’une mise en service au début des années 2030. “Ce premier parc éolien installé, d’une capacité d’environ 1 000 mégawatts . [MW], il pourra être complété ultérieurement par un deuxième parc de 1 000 MW maximum », détaille le ministère de la Transition énergétique, qui s’engage à prendre en compte toutes les études d’impact environnemental du territoire. “Le deuxième parc pourrait être situé encore plus loin de la côte, avec une technologie qui pourrait être flottante ou placée sur la base d’études antérieures qui commenceront en même temps que le premier parc. Au total, ces travaux devraient permettre de fournir un volume d’électricité équivalent à la consommation de 1,6 million d’habitants, soit plus du double de la population de la Charente-Maritime.
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Dans ce secteur des énergies renouvelables, où la France accuse un net retard sur ses objectifs, l’ambition de l’exécutif réside aussi dans la volonté de débloquer ou d’accélérer, avant l’hiver prochain, des projets dans le solaire, l’électrique ou le biométhane actuellement pénalisés par l’augmentation des les coûts de construction. Dans un contexte de hausse des prix, certaines de ces initiatives pourraient ne pas voir le jour, étant donné que leurs coûts “ne sont plus couverts par le prix d’achat de l’électricité ou du biométhane garanti par l’Etat”. Transition énergétique. Ce dernier a déjà identifié 6 à 7 gigawatts (GW) de projets solaires et 5 à 6 GW d’énergie éolienne. Dans le domaine du biométhane, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) avait évoqué, pour sa part, en juin le chiffre de 5 térawattheures de capacité de production menacée.
“Ça ne dépend plus des pays tiers”
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