Le 10 avril, il n’avait obtenu que 4,78% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle pour laquelle il avait “emprunté personnellement jusqu’à cinq millions d’euros”.
Valérie Pécresse, qui avait jusqu’au 31 mai pour récolter ces fonds, a reçu 3,3 millions de dons de personnes, disent son entourage. A cela s’ajoutent 1,2 million d’euros apportés par son parti, Les Républicains, ainsi que 600.000 euros versés par l’Etat pour son score inférieur à 5%, ouvrant la voie à un remboursement des frais de sa campagne.
Il avait lancé un appel aux dons au lendemain de sa défaite, puis relancé son appel en invoquant “ceux qui partagent (leurs) convictions” mais aussi ceux qui “par peur des extrêmes ont choisi le vote utile dès le premier tour”.
L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, qui ne l’avait pas soutenu durant sa campagne, a fait un don de 2 000 euros que le candidat avait rejeté. “Elle ne demande pas la charité, mais la solidarité et l’amitié. C’est une femme d’honneur”, affirment son entourage.
Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle avaient été très brutaux pour de nombreux partis : outre le président sortant Emmanuel Macron – qui a été réélu – les candidats d’extrême droite Marine Le Pen et Eric Zemmour ainsi que le candidat radical. à gauche de Jean-Luc Mélenchon, personne n’a obtenu plus de 5% des voix.