L’arbre est tombé sur la caténaire, endommageant le train.
SNCF
“On avait dépassé Lacq, je commençais à ranger mes affaires”, raconte Benjamin, l’un des passagers contacté par “Sud Ouest”. Nous avons entendu quelque chose. Personne n’a trop réagi, mais le conducteur a immédiatement freiné. “L’arrêt TGV est à quelques kilomètres de Pau, la ville de Benjamin, un trentenaire parisien venu chercher sa famille à Oloron-Sainte-Marie.
Après avoir examiné le train, les agents annoncent qu’il ne partira pas. L’attente est organisée car personne n’est autorisé à sortir des voies : l’eau est distribuée, les portes du train sont ouvertes. “Il faisait chaud”, se souvient Benjamin, “parce qu’il n’y avait plus de climatisation”. L’électricité était au minimum, nous ne pouvions plus recharger les téléphones. »
Arrivée à 6h30 à Tarbes
Les familles commencent à s’approcher du passage à niveau Poey-de-Lescar, à 200 mètres de la rame à l’arrêt. Le ton est parfois monté chez certains voyageurs qui voulaient descendre, rapporte Benjamin. “Mais 98% des gens étaient de bonne humeur, ils partageaient de la nourriture, ils échangeaient. »
Enfin un train de remplacement est annoncé. Vers 3 h 30, c’est la livraison de Benjamin : le train fait un saut rapide au passage à niveau et laisse les passagers sur sa faim. Il peut enfin rentrer chez lui, réveillant son père qui s’était endormi dans la voiture pendant qu’il attendait. Parti de Paris à 17h27, il retrouve Oloron-Sainte-Marie vers 4h30.
Même parcours pour Olivier Jérôme qui était chez lui peu avant 4h du matin. Il est toujours aussi moqueur, ce dimanche, après quelques heures de sommeil : « La SNCF nous avait prévenus que nous risquions des retards. Ils avaient le nez vide. Ils n’étaient pas très précis. »
Si pour eux la galère s’arrêtait là, d’autres voyageurs n’ont toujours pas vu le bout du tunnel. “Une centaine de passagers” qui veulent se rendre à Tarbes, la gare ferroviaire, ont rejoint la Bigorre en bus, ajoute le service de garde SNCF. “On a cherché des bus partout, il n’y en avait qu’un. Il a fait deux rotations. « Pour une arrivée, pour la dernière, vers 6h30.
Il n’y a pas de train le dimanche matin
La préfecture des Pyrénées-Atlantiques confirme qu’il s’agit du seul temps fort de la nuit dans le département. Il y a toujours eu de l’effervescence en gare de Pau ce dimanche.
Le trafic ferroviaire est perturbé entre Puyoô et Pau. Bouleversé les projets de Magalie Lorgeas et sa fille Melinda Fauthoux d’aller à Dax pour un repas de famille. La Paloise, qui regrette qu’il n’y ait pas de bus de remplacement, s’est penchée sur les voitures partagées sans grand succès. Je comptais attendre que les trains reprennent vers 14 heures.
L’arbre a été abattu ce dimanche matin.
SNCF
Lukasz, un jeune Polonais venu visiter la France pendant trois semaines, se souviendra aussi de son voyage. “Il fallait aller à Guéthary, maintenant on ne sait plus quoi faire. Mais vous devez rester calme et vous concentrer sur la solution. »