Ilse est mère de deux enfants. Leur fils a 16 ans et leur fille 18 ans. A douze ans, ils ont eu droit au plus beau des cadeaux : un smartphone ! Mais ce n’est pas seulement pour leur faire plaisir que leurs parents ont pris cette décision : “Ils ont commencé à avoir leurs propres activités, ils ont pu commencer à bouger tout seuls et, donc, c’est plus facile de les contacter”. Pour Ilse, ses enfants n’avaient pas besoin d’avoir un smartphone à l’école primaire car avec cet outil en main ils risquaient de perdre le contact social, notamment à l’école.
Ils avaient encore besoin de développer leurs relations sociales
Patrick, se souvient du jour où il a décidé d’accorder cet immense plaisir à son fils. Pendant plusieurs mois, le jeune homme a supplié son père mais rien n’y fit, il était encore trop jeune : “Un smartphone, c’est pas avant 14-15 ans.” Mais quand son fils rentre de l’école en pleurant parce qu’il n’a pas de téléphone portable, le père change rapidement d’avis : « Je suis allé lui acheter un smartphone ce jour-là. C’est donc sous la pression sociale que le père a accepté la demande de son fils.
Papa, je suis le seul de ma classe à ne pas avoir de smartphone.
Les autres parents restent sur place. C’est le cas d’un autre parent interrogé. Ce n’est qu’à l’âge de 16 ans que sa fille a pu acheter son premier smartphone. Il avait l’habitude d’utiliser celui de sa mère, avec sa permission, pour jouer à des jeux. Cependant, la jeune fille n’a jamais ressenti le manque de smartphone ou de pression sociale. Ses parents l’ont élevé comme ça : “Si ça ne marche pas, ça ne vaut pas la peine d’avoir.” Et pour lui, un smartphone devient utile lorsqu’il est utilisé pour l’école, par exemple pour la calculatrice ou certains jeux éducatifs.