Qui est Emila Hoxhaj, la future présidente de la Fef ?

La jeune femme de 23 ans l’avoue d’emblée : c’est sa première interview. Si vous n’êtes pas encore habitué à l’exercice, votre ton est déjà assuré quant à vos convictions. L’étudiant en Master 1 Politique Economique et Sociale de l’UMons souhaite “mettre ses compétences au service des autres”. “J’ai toujours eu cette fibre”, explique-t-il.

Originaire d’Ath, Emila Hoxhaj est la plus jeune de sa famille, composée de trois sœurs et d’un frère. “Ma famille est d’origine albanaise, ce qui veut dire que je suis bilingue albanais/français. Et on va dire que je parle couramment les autres langues que j’étudie”, a-t-il précisé.

“Une fibre militante”

Dès son arrivée au collège, la jeune femme a voulu s’impliquer dans la vie étudiante. « J’étais membre du comité dans le cercle de Wawa et donc délégué auprès de ma faculté. J’ai donc déjà une expérience de représentant, à un niveau très, très local.

Elle-même est étudiante à Mons, l’étudiante est consciente des problèmes qui concernent les jeunes. C’est donc tout naturellement que vous finissez par participer aux actions de la FEF. « Je me suis engagé un peu par hasard, avoue-t-il. A cette époque, la jeune femme était interpellée par le fait qu’on demandait aux étudiants de rembourser la bourse qu’ils avaient injustement reçue en raison d’une erreur dans leur dossier. Problème : Certains d’entre eux n’ont découvert l’erreur que deux ans plus tard. “Je pensais que c’était profondément injuste”, explique-t-il. Invitée par la FEF, elle a donc décidé d’occuper avec eux le siège du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour alerter la ministre Valérie Glatigny. A noter que le ministre avait finalement décidé de faire le ménage dans le tableau noir des étudiants et de revoir le système des bourses.

Une première action puissante qui lui a donné envie de s’impliquer davantage. Il y a un an, la jeune femme est devenue la responsable de la campagne FEF et la responsable du dossier “médecine”. “Emila a excellé dans ce rôle”, déclare Lucas van Molle. “Il a une veine militante et un profil fédérateur.”

Si la jeune femme ne sait toujours pas exactement ce qui l’attend, elle sait déjà que, parmi les sujets abordés, il y aura “la précarité et le harcèlement étudiant”. “Cette nouvelle fonctionnalité ne me fait pas peur”, déclare Emila Hoxhaj. “J’ai beaucoup de soutien au sein de la FEF. Et puis c’est l’occasion d’appliquer ce que j’apprends en cours directement sur le terrain.”

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