Il était âgé de 32 ans.
Par la rédaction
Publié le 30/05/2022 à 22:02
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Frédéric Leclerc-Imhoff, un journaliste français, travaillant pour la chaîne BFMTV, a été tué par un éclat d’obus alors qu’il suivait une opération humanitaire en Ukraine.
Diplômé en 2014 de l’Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine, le journaliste et reporter d’images était âgé de 32 ans. L’école a déclaré à l’AFP garder «le souvenir d’un étudiant aussi attachant que passionné, rigoureux et sensible».
Il s’agissait de la deuxième mission en Ukraine du vidéaste, qui travaillait depuis six ans pour la chaîne française. «Frédéric n’était pas une tête brûlée. Il pesait chaque minute de sa mission», a déclaré, visiblement ému, Marc-Olivier Fogiel, directeur général de BFMTV, sur le plateau de la chaîne. Il était accompagné par le journaliste Maxime Brandstaetter, qui a été «légèrement blessé», ainsi que Oksana Leuta, une fixeuse-traductrice ukrainienne, qui n’a pas été blessée.
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Les trois membres de l’équipe «ont échangé comme tous les matins (pour évaluer les risques, ndlr): Oksana et Frédéric ont estimé que la mission était suffisamment sécurisée pour pouvoir y aller. Maxime, lui, avait plus de questions, comme il aurait pu en avoir la veille ou le lendemain. Mais (…) c’est aussi ça une équipe de reportage, c’est des gens très soudés, ils ont décidé d’y aller», a raconté le patron de BFMTV à l’antenne. «La première réaction (de sa mère, au téléphone, ndlr) a été de demander comment allaient Maxime et la fixeuse. Elle savait quel était le métier de son fils (…) avec une forme de fierté», a-t-il conclu.
«Journaliste, Frédéric Leclerc-Imhoff était en Ukraine pour montrer la réalité de la guerre. À bord d’un bus humanitaire, aux côtés de civils contraints de fuir pour échapper aux bombes russes, il a été mortellement touché», a écrit le président français Emmanuel Macron sur Twitter.
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