Une centaine de personnes se sont rassemblées ce samedi à Douvres pour rendre hommage aux cinq personnes tuées dans la nuit de mardi à mercredi.
Tête baissée, rythme lent, silence assourdissant… Une centaine de personnes se sont rassemblées en marche blanche ce samedi à Douvres d’Ain pour rendre hommage aux cinq victimes d’une famille mixte, assassinées dans la nuit de mardi à mercredi.
Armé d’un pistolet et d’un sabre, le tueur de 22 ans a attaqué son père de 51 ans, sa compagne (48 ans), sa sœur de 17 ans, la fille de 15 ans de sa mère. -law, et à l’enfant de la nouvelle union, un garçon de 4 ans.
Il a été mortellement blessé mercredi par le GIGN après s’être caché dans la maison toute la nuit, refusant de se rendre.
Le maire mène la marche
“On est là pour aider la famille, on sympathise avec tous les habitants là-bas”, confie à l’AFP Mickaël Briat, 41 ans, très choqué. “Mon fils va à la maternelle avec le petit qui est malheureusement décédé, alors nous sommes là pour les honorer et les soutenir”, poursuit ce chauffeur né à Douvres d’une voix tremblante, des glaïeuls blancs à la main.
A 10h00, parents, amis, voisins et anonymes ont quitté la place de la Mairie et se sont dirigés vers le domicile des victimes, à 400 mètres. Le maire, Christian Limousin, mène la marche dans une ambiance pesante.
Devant la maison, roses, pivoines et bougies sont soigneusement alignées. Les enfants placent des dessins, des peluches et des ballons sur la grille. Puis dix minutes de silence total.
Une marche “à son image”
“C’était la première fois qu’on voyait cette ville si silencieuse, avec cette ambiance”, a témoigné, excusez-moi, Vincent Duché, 23 ans. “La promenade était nécessaire”, dans “le calme” et le “respect”, “c’était ce qu’il fallait”, poursuit le jeune indépendant Douvrois qui ne connaissait pas la famille.
La marche “était à son image”, sanglote Murielle, une nounou du village voisin d’Attignat, ville natale de son père assassiné, “ami” pour elle. “C’était une commune qui (il) correspondait beaucoup (avec) des habitants vraiment touchés… Comment n’en serait-il pas ainsi ?”, s’interroge ce quadragénaire, précisant que la famille décimée s’y était installée “il y a deux ans”. .
Ce drame est l’un des meurtres familiaux les plus meurtriers en France ces dernières années. Le parquet a ouvert une enquête pour homicide volontaire. Une deuxième enquête portera sur l’utilisation par le GIGN de ses armes.