Réformes sociales : Emmanuel Macron déterminé à maintenir un cap libéral

Emmanuel Macron n’a pas l’intention de renoncer à ses projets qui heurtent les syndicats. Lors de l’interview télévisée qu’il a accordée jeudi 14 juillet, le chef de l’Etat s’est montré déterminé sur deux sujets brûlants : l’assurance-chômage et les retraites. La première, synonyme de règles plus strictes pour les demandeurs d’emploi, fera l’objet de mesures dans un texte législatif consacré à la “réforme du travail” et préparé “à la rentrée”. L’autre sujet sera abordé “en début de parcours”, dans le cadre d’un “débat stratégique et général”, dans le but de réaliser “dès l’été 2023” une première entrée en vigueur “pour que les gens restent actifs”. ” plus long “.

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Sur le fond, pas de surprise : les déclarations de M. Macron s’inscrivent dans le prolongement du « pacte » qu’il a proposé pendant la campagne présidentielle. Ils gardent cependant leur attention, car depuis plusieurs semaines l’exécutif s’était montré discret et vague, notamment sur la question des retraites. Dans sa déclaration de politique générale du 6 juillet, Elisabeth Borne, la première ministre, avait évoqué ce projet sans évoquer l’idée de repousser l’âge d’ouverture des droits à la retraite à 65 ans. Une orientation qui figure pourtant dans le programme de M. Macron.

Quant à l’assurance-chômage, la volonté du gouvernement est difficile à définir. Interrogé pour savoir si les règles devaient être modifiées, Olivier Dussopt, ministre du Travail, a répondu ce mardi à Sud Radio : « Nous l’avons déjà fait. une réflexion est en cours pour « étendre » les dispositions existantes, qui ne sont plus « valables » dès « fin octobre ». Autant de mots qui pourraient laisser penser que le statu quo serait maintenu, du moins dans un premier temps.

« Allons plus loin »

M. Macron a finalement décidé d’agir maintenant. Sur l’assurance-chômage, “on va aller plus loin”, a-t-il déclaré jeudi. Le chef de l’Etat n’a pas donné de détails, mais son objectif, selon une source exécutive, est de concrétiser une promesse de campagne : durcir le système d’indemnisation “quand il y a trop d’emplois non pourvus” et “plus généreux quand le chômage est élevé”. ” “.

Le président de la République a justifié sa démarche par les difficultés rencontrées par les entreprises pour embaucher de la main-d’œuvre. “Il n’y a pas d’endroit en France aujourd’hui où les gens ne me disent pas : (…) “Je cherche des gens pour qui travailler.” « M. Macron a même fait référence à l’échange controversé qu’il a eu, en septembre 2018, avec un jeune homme : « Traversez la rue et je vous trouverai. [des emplois] », avait-il lancé. Petite phrase qui aujourd’hui s’assume plus que jamais : « C’est une vérité », a-t-il martelé jeudi. « Je vais profiter de la solidarité nationale pour réfléchir sur ma vie. Parce que cette solidarité nationale, ce sont ceux qui travaillent. qui paient », a-t-il ajouté. Des propos qui ne risquent pas de déranger la droite.

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