Retraites : Elisabeth Borne confirme une hausse exceptionnelle de 4% par rapport aux pensions de juillet

La période de réservation attendra ! La Première ministre Elisabeth Borne a fait une annonce solennelle aux 18 millions de retraités du secteur privé à quelques jours du premier tour des législatives ce dimanche 12 juin : “Je confirme qu’il y aura en juillet une “revalorisation de 4%” des retraites de base (c’est-à-dire des régime général, Cnav), indiqué dans l’émission “Ma France”, sur France Bleu, en réponse à la question d’un auditeur. “L’important est de répondre aux inquiétudes des Français sur le pouvoir d’achat. Au lendemain des législatives, ce sera le premier texte qui sera présenté à la nouvelle assemblée, avec des réponses concrètes et rapides”, plaide Matignon.

Le chef du gouvernement confirme donc le scénario privilégié jusque-là, et déjà évoqué le 24 mai par Olivier Dussopt, son successeur au ministère du Travail. “Concrètement, pour une personne qui a une pension de 1200 euros, c’est 60 euros de plus par mois”, précise Elisabeth Borne. Sauf que le ministre du Travail n’a pas atteint les mêmes chiffres : “Si on tient compte de l’inflation à 4% et si on pense à une retraite de 1200 euros, c’est un gain de 45 euros par mois, ce n’est pas négligeable” dit-il. “Le chiffre de 60 euros inclut aussi la revalorisation de 1% en début d’année”, précise l’entourage du Premier ministre.

Les syndicats de retraités réclament plus

En tout cas, la polémique promet d’augmenter les 4% retenus par le gouvernement pour revaloriser les retraites de juillet et ainsi compenser la hausse des prix. Avec une inflation de 5,2% en mai sur un an selon l’Insee, après avoir atteint 4,8% en avril, certains considéreront évidemment que le compte n’y est pas. Neuf syndicats de retraités ont réclamé “au moins” une revalorisation de 4,5% avec effet rétroactif au 1er janvier.

L’attente est d’autant plus forte que, depuis une dizaine d’années, la règle d’indexation des pensions prévue par le code de la sécurité sociale a été heureusement contournée par les gouvernements successifs. Certes Emmanuel Macron avait choisi ses mots et parlé pendant la campagne « d’une revalorisation exceptionnelle des retraites » sans jamais miser sur une véritable réindexation de l’inflation.

Calculatrice de soutien, évidemment Elisabeth Borne a déjà affiné ses arguments pour les esprits de douleur ou d’insatisfaction. “Vous savez qu’au début de l’année, il y a eu une augmentation d’un peu plus de 1%”, a-t-il déclaré. Une pirouette dont les syndicats ne manqueront pas de tenir compte.

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