Les députés sont revenus sur la revalorisation des retraites de 500 millions d’euros dans la nuit du 26 au 27 juillet. Le nouvel amendement annule le texte précédent, qui n’avait pas reçu le soutien du gouvernement. Une passe d’armes qui retarde encore l’adoption de mesures.
L’amendement initial avait été approuvé plus tôt dans la soirée à l’Assemblée. Il prévoyait une revalorisation des pensions de retraite « tenant compte du niveau réel de l’inflation », jusqu’à 500 millions d’euros, contre l’avis du gouvernement.
Une revalorisation “inutile” pour le maire
“Il manque 0,4%, le surcoût pour 6 mois de juillet à décembre 2022 est estimé à 500 millions d’euros pour les finances publiques”, détaillait le texte initial. Mais l’amendement a été annulé du jour au lendemain, après le vote d’un nouveau texte. Un revers qui n’a pas manqué de réchauffer les esprits, notamment entre le Nupas et le LR, le RN et Bruno Le Maire, rapporte l’AFP cité par différents médias.
Le ministre de l’Economie a justifié le vote d’un nouveau texte car la revalorisation de 500 millions serait “financée en prélevant les sommes des pensions de retraite civiles et militaires de l’Etat”. Cette dernière ne serait donc pas « juste » mais « inutile » pour la « revalorisation 2023 ».
Les objections soulevées
L’opposition a critiqué une vision autoritaire de la majorité au Parlement. Quand le socialiste Jérôme Guedj parle de “mauvais perdant”, l’insoumise Caroline Fiat demande au gouvernement “d’accepter les votes de cette Assemblée”. Du côté du RN, les positions de la droite ont été beaucoup critiquées. La députée LR Véronique Louvagie a annoncé qu’elle soutenait le nouvel amendement de la majorité présidentielle, l’illustration de “la mort des républicains comme parti d’opposition” pour Sébastien Chenu (RN).
Cependant, les mesures de pouvoir d’achat de la deuxième partie du projet de loi de finances rectificative ont été adoptées à l’Assemblée ce mardi.