Après le drame de Pontoise, le ministre de l’Intérieur annonce une intensification des contrôles dans toute la France contre les personnes qui se livrent à des rodéos urbains.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, lundi 8 août, une intensification des contrôles dans toute la France contre les personnes qui se livrent à des rodéos urbains, actes “de criminels qui blessent très gravement des enfants” comme dans le Val-d’Oise ce week-end.
Une fillette de 10 ans et un garçon de 11 ans ont été grièvement blessés alors qu’ils jouaient au “tag” sur l’esplanade de leur quartier après avoir été percutés par une moto vendredi soir lors d’un rodéo urbain à Pontoise (Val-d’) Ecoutez).
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“10 000 opérations de contrôle”
“Je veux dire que le gouvernement a la main très ferme contre ces rodéos urbains qui sont présentés comme une parole positive, comme s’il s’agissait d’un spectacle, mais contre ces actes souvent criminels qui finissent par tuer, qui finissent par blesser très gravement. des femmes, des enfants, on l’a encore vu très récemment dans le Val-d’Oise”, a souligné le ministre lors d’une visite à Marseille. “J’ai demandé à la police et à la gendarmerie nationale pour ce mois d’août d’intensifier ces contrôles et je voudrais qu’à partir d’aujourd’hui il y aurait 10 000 opérations de contrôle sur tout le territoire national pour lutter contre ces actes criminels de personnes qui prennent la route pour leur route », a-t-il ajouté.
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Le 8 juin, un homme de 19 ans est mort après avoir été percuté par une moto lors d’un rodéo urbain à Rennes. Le ministre a défendu sa politique de fermeté en rappelant “qu’il y a eu 8 000 opérations de police et de gendarmerie en deux mois” en France. Elles se sont soldées, selon lui, par 1.200 interpellations, “du jamais vu” et 700 saisies de motos, quads ou voitures. Une loi de 2018 a renforcé la lutte contre ces “rodéos” motorisés et prévoit des peines allant jusqu’à cinq ans de prison pour leurs auteurs. Soulignant que “le Parlement veut renforcer l’arsenal législatif et pouvoir mieux condamner” les auteurs, le ministre a souligné qu’il est “favorable à l’aggravation de la procédure pénale”.