Sa femme disparaît, il est accusé du meurtre 33 ans plus tard

La disparition de la femme n’a été “signalée” qu’en 2021, “par ses deux enfants, aujourd’hui majeurs, datant de 1989”, a indiqué Annabelle Guignard, substitut du procureur d’Alençon, dans un communiqué confirmant l’information révélée par le journal Ouest-France.

Le 15 septembre 2021, le parquet avait été arrêté pour une disparition inquiétante. Selon Ouest-France, les enfants devenus adultes avaient six mois et trois ans en 1989.

“Lors des auditions, on leur rappelle où leur père, aujourd’hui âgé de 62 ans”, a mentionné, une poignée de fois, qu’il avait tué sa mère”, écrit le journal régional. Au moment des faits, le conjoint avait “raconté à qui l’entendait” que sa femme avait un amant et qu’elle avait dû “s’enfuir avec lui”, ajoute le journal.

Selon le parquet, “les premiers éléments de l'”enquête préliminaire”, ouverte en octobre 2021 par une inquiétante disparition, “ont révélé une série d’indices que la jeune femme n’était pas partie d’elle-même”.

« Au vu des données recueillies, le 25 avril 2022, un réquisitoire introductif a été dressé pour dette de détention, séquestration, séquestration sans libération avant le 7e jour », selon le communiqué.

“Dans le cadre de l’information judiciaire, une commission rogatoire a été confiée à la Brigade d’enquête de Mortagne-au-Perche et a confirmé que son mari pouvait être lié à la disparition de son ex-concubin”, selon la même source.

En garde à vue lundi, le suspect “a reconnu dès sa première audition avoir reconnu avoir étranglé” sa femme, ont indiqué les procureurs.

Selon Ouest-France, il a expliqué avoir utilisé un “cordon téléphonique” pour tuer la mère de ses enfants, puis enterré le corps.

“Des investigations sont actuellement en cours pour déterminer où le corps est susceptible de se trouver”, selon le parquet, qui n’a pas répondu aux demandes d’éclaircissements de l’AFP.

“Le juge des libertés et de la détention a rendu une ordonnance de contrôle judiciaire”, selon le communiqué, qui précise que le parquet a fait appel de l’ordonnance.

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