Sanctions économiques contre la Russie : “Ceux qui les lancent sont aussi des victimes”, estime Vladimir Poutine

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg se tient du 15 au 18 juin. En l’absence de personnalités occidentales régulièrement présentes dans ce “Davos russe”, le discours du président russe Vladimir Poutine a été passé au crible au moment où son pays est frappé par d’importantes sanctions économiques internationales.

Son discours était très attendu. Alors que les dirigeants des grandes puissances économiques mondiales sont exceptionnellement absents du Forum économique international de Saint-Pétersbourg en raison du conflit en Ukraine, le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé une heure plus tard que prévu en raison d’une cyberattaque qui a retardé son discours.

En préambule, comme le rapporte France24, le président russe a évoqué l’opération spéciale en Ukraine, qualifiant sa décision de “difficile à prendre mais inéluctable” et assurant que “tous les objectifs seront atteints”.

Souveraineté économique russe

Vladimir Poutine est surtout revenu sur les sanctions économiques imposées à son pays. Selon lui, ce sont “des imprudents” et “ils sont une épée à double tranchant”.

“Ceux qui les jettent sont aussi des victimes”, a-t-il dit, selon une traduction de BFMTV, évoquant l’inflation importante qui touche actuellement de nombreux pays occidentaux. “Les pertes globales de ces sanctions pourraient dépasser 400 milliards de dollars cette année. L’inflation a dépassé 20% dans certaines régions.”

Vladimir estime que ces sanctions étaient basées sur un “faux pronostic” selon lequel la Russie n’aurait pas de “souveraineté économique”.

“Kyiv bloque le blé”

“La Russie continuera à chercher des partenaires parmi ceux qui veulent continuer à travailler avec Moscou. Ces partenaires représentent la majorité des pays du monde”, a-t-il poursuivi, évoquant notamment les exportations “vers l’Afrique”.

“Les pays qui veulent travailler avec nous subissent des pressions extérieures. Mais les nations dirigées par un grand leader s’en fichent”, a-t-il déclaré.

Enfin, face à la crise alimentaire mondiale qui menace les difficultés des exportations céréalières de l’Ukraine, Vladimir Poutine a rejeté toute responsabilité. « Kyiv bloque le blé. Nous n’entravons pas les exportations de l’Ukraine.

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