Cinq nouvelles communes du sud du pays (Rochefort, Libramont, Durbuy, Libin et Vresse-sur-Semois) ont mis en place, depuis la réunion du 5 juillet, des mesures pour restreindre la consommation d’eau du réseau, ont indiqué la Belge Stéphanie Ernoux. . , coordinateur de la stratégie de communication de crise du Service Public de Wallonie (SPW).
“Ce sont surtout des mesures d’anticipation que certains maires ont prises par précaution”, précise Stéphanie Ernoux. “Cela ne veut pas dire que la consommation d’eau est actuellement plus élevée, contrairement à ce que l’on pourrait penser.”
Au total, sept communes du sud du pays (Stoumont, Theux, Rochefort, Libramont, Durbuy, Libin et Vresse-sur-Semois) appliquent désormais un régime limitant la consommation d’eau à l’usage domestique. Les contrevenants s’exposent à des sanctions administratives.
Sans enceinte d’espace naturel
Par ailleurs, les inspecteurs de la Division Nature et Forêts (DNF) du SPW ont intensifié leurs visites de prévention dans les camps de vacances et de jeunesse. “Sensibiliser au bon usage de l’eau pour éviter, notamment, la consommation d’eau stockée longtemps dans des bidons”, explique le coordinateur communication de crise du Service public wallon. “Ils avertissent également du risque d’incendie.”
A ce stade, aucun espace naturel n’a encore été fermé aux promeneurs en raison du risque d’incendie, précise le SPW.
Kayak (presque) impossible dans la Semois, la Lesse, l’Ourthe et l’Amblève
A côté des cours d’eau, les débits continuent de baisser. Les premières restrictions liées à la navigation, avec un regroupement de navires dans les écluses, affectent désormais l’ensemble du réseau, à l’exception des canaux de l’Escaut et du Hainaut.
Les amateurs de kayak devront assumer patiemment leurs soucis, la grande majorité des tronçons de la Semois, de la Lesse, de l’Ourthe, de l’Amblève sont désormais fermés à la circulation en raison du faible débit.
Une nouvelle réunion de la Cellule Expérimentation Sécheresse aura lieu mardi prochain. D’autres mesures pourraient être nécessaires, car l’indice IRM prédit une situation très sèche, mais pas encore extrême, dans les 10 prochains jours. La répartition géographique de l’indice fait apparaître localement des zones extrêmement sèches (à l’est de la province de Liège et dans le bassin de la Haute Lesse) et d’autres zones très sèches éparses, au sud du Sillon Sambre et Meuse.