L’annonce intervient au lendemain de la mort d’au moins sept personnes après l’effondrement d’un glacier dans les Alpes italiennes, “sans doute” lié au réchauffement climatique, selon le Premier ministre Mario Draghi.
Le Pô est presque à sec. -Reuters. Par AFP Publié le 05/07/2022 à 07:06 Temps de lecture : 2 min
L’Italie a décrété lundi l’état d’urgence dans cinq régions du nord et annoncé le déblocage d’un fonds de 36,5 millions d’euros pour faire face à la sécheresse qui sévit dans la plaine du Pô depuis plusieurs semaines. Le Conseil des ministres a approuvé l’instauration de l’état d’urgence en Émilie-Romagne, Frioul-Vénétie Julienne, Lombardie, Vénétie et Piémont jusqu’au 31 décembre, a annoncé le gouvernement dans un communiqué.
La péninsule italienne fait face à une canicule inhabituellement précoce accompagnée d’un manque de précipitations, notamment dans la plaine agricole du Pô, touchée par sa pire sécheresse depuis 70 ans.
L’état d’urgence vise à fournir “des moyens et des pouvoirs extraordinaires” pour assurer la mise en œuvre des interventions urgentes nécessaires pour assurer la sécurité publique, la réparation des dommages aux biens publics et privés et des conditions de vie normales. Population. Selon le plus grand syndicat agricole du pays, la Coldiretti, la sécheresse menace plus de 30 % de la production agricole nationale et la moitié des exploitations de la plaine du Pô, où le jambon de Parme est surtout produit.
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Les lacs Majeur et le lac de Garde affichent des niveaux d’eau inférieurs à la normale pour cette période de l’année, tandis que plus au sud, le niveau du Tibre traversant Rome a également baissé. Le Pô représente le plus grand réservoir d’eau de la péninsule, dont une grande partie est utilisée par les agriculteurs.
Ces derniers jours, plusieurs municipalités ont annoncé des mesures restrictives : Vérone, ville d’un quart de million d’habitants, a rationné l’usage de l’eau potable, tandis que Milan a décidé de fermer ses fontaines décoratives. .
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Autre conséquence de la sécheresse : la production d’énergie hydroélectrique a fortement chuté, alors que les aménagements hydroélectriques, situés pour la plupart dans les massifs montagneux du nord de l’Italie, produisent environ 20 % de l’énergie de ce pays.
L’annonce intervient au lendemain de la mort d’au moins sept personnes après l’effondrement d’un glacier dans les Alpes italiennes, “sans doute” lié au réchauffement climatique, selon le Premier ministre Mario Draghi.