Sécheresse : “il va falloir rattraper notre retard dans le recyclage des eaux usées”, explique Veolia

Selon Veolia Eau France, il existe en France un véritable “savoir-faire” depuis des décennies et des technologies suffisantes pour multiplier les projets fiables de recyclage de l’eau à grande échelle.

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Publié le 02/08/2022 18:30

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Utiliser les eaux usées pour irriguer les champs, faire fonctionner des usines ou encore produire de l’eau potable : c’est le principe du « recyclage des eaux usées », qui consiste à réinjecter de l’eau sale dans le circuit d’eau classique, grâce à un traitement spécifique. Une technologie efficace pour faire face à la sécheresse et qui devrait s’imposer en France dans les années à venir, se défend ce mardi 2 août sur franceinfo Pierre Ribaute, directeur général de Veolia Eau France. “Moins de 1% des eaux usées sont actuellement traitées pour être réutilisées”, explique-t-il. “C’est 8% en Italie, 15% en Espagne… Il va falloir rattraper notre retard.”

Selon Pierre Ribaute, le changement climatique va en tout cas obliger la France à faire des efforts : « Notre pays a un climat tempéré qui va évoluer vers un climat semi-aride. Comme Israël, Malte, l’Italie ou l’Espagne, pays où le manque d’eau a conduit à recycler les eaux usées. Jusqu’à présent, en France, nous ne manquions pas trop, mais cette situation est définitivement en train de changer”, souligne-t-il, tout en assurant qu’il existe un vrai “savoir-faire” depuis des décennies et des technologies suffisantes multiplier les projets fiables de recyclage de l’eau à grande échelle En revanche, “la réglementation doit évoluer en France”, estime-t-il.

Parmi les projets en cours, capables de démocratiser la transformation des eaux usées en eau potable : le projet Vendée Eau qui prévoit d’utiliser l’eau de la station d’épuration des Sables d’Olonne pour garantir la consommation de 200 000 habitants. “90% de l’eau de la Vendée vient des rivières… Or, avec la sécheresse, elles ne peuvent plus couvrir la demande. Nous sommes donc convaincus que ce type de projets va se multiplier”, conclut Pierre Ribaute.

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