les indispensables Militants du collectif Kirikou ont bouché les trous des golfs de la Vieille-Toulouse et des Sept-Deniers. Ils dénoncent les exemptions d’irrigation qui leur sont accordées.
La controverse sur l’irrigation des terrains de golf s’est intensifiée. Dans la nuit du mercredi 10 août au jeudi 11 août, des militants du collectif Toulouse de Languedoc Kirikou – créé spécialement pour l’opération – sont entrés illégalement dans le club de la Vieille-Toulouse et le golf Garonne des Sept Deniers pour “saboter les champs” en bouchant certains trous. avec du ciment ou endommager la pelouse des greens. Ce jeudi après-midi, les dégâts ont déjà été réparés sur les deux sites cibles de ce commando.
Les militants ont revendiqué et expliqué leurs actions dans un communiqué de presse. Ils pointent “l’irrigation des greens, parcours et tees de golf”, qui est autorisée par abrogation, à un moment où “la sécheresse conduit à ‘l’interdiction totale de l’irrigation pour l’agriculture'”. Selon eux, ces dégradations ont été faites “pour dénoncer l’accaparement de l’eau par cette industrie de loisirs pour les plus privilégiés, le collectif non violent Kirikou, formé par des membres de divers collectifs qui ont décidé d’agir”.
“Ils sont mal informés”
Sur les trous des golfs cimentés, le commando a laissé des messages sur des panneaux. On pouvait y lire « Agriculteurs et jardiniers interdits d’arrosage, golfs privilégiés, trouvez-vous cela normal ? ; “600 golfs en France boivent aujourd’hui jusqu’à 2.800.000 habitants” ou encore “Ce trou a été bouché car son utilisation n’était pas alignée avec le maintien d’un monde viable”.
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Le collectif formule deux revendications : l’arrêt total de l’irrigation des golfs à partir du niveau 3 des restrictions déclarées et l’arrêt des dérogations pour l’autorisation d’irriguer les golfs ainsi qu’un réel contrôle des prélèvements et l’obligation de rapports périodiques des golfs. cours sur leurs données de prélèvement d’eau avec la stricte application des pénalités prévues au moindre écart.
Contacté, le directeur du Golf Garonne, à Sept-Deniers, a du mal à comprendre les agissements du groupe, qu’il qualifie de “mal informés”. Selon lui, l’irrigation des terres a été réduite au minimum. “Pour l’instant, seuls les greens sont arrosés. Sur les 17 hectares de surface, ils ne représentent que 3 000 mètres carrés…”, indique-t-il. Les dégâts n’ont pas encore été estimés. “Nous pouvons estimer l’étendue des dégâts lorsque l’herbe repousse”, a déclaré le directeur du club.