Plus de quinze ans d’investissements liquidés en quelques semaines. La Société Générale a mis fin à son engouement épique en Russie la semaine dernière. La banque a signé la cession de sa filiale Rosbank au groupe Interros, détenu par l’oligarque russe Vladimir Potanine. Un départ “ordonné et responsable”, selon son dirigeant Frédéric Oudéa. Mais cela signifie une perte nette de 3,2 milliards d’euros et offre en un seul plat la première banque étrangère de Russie à l’un des oligarques les plus riches du pays.
L’annonce, à travers un communiqué concis, ne dit rien de la véritable course contre la montre qui se joue pour la banque depuis que la crise a éclaté en Ukraine.