La Chine a lancé dimanche dans l’espace le deuxième des trois modules de sa station spatiale en construction, selon des images de la chaîne publique CCTV.
L’engin de 20 tonnes baptisé Wentian, sans astronaute à son bord, a été propulsé par une fusée Longue Marche 5B à 14h22 (8h22 heure française) depuis le Wenchang Launch Center sur l’île tropicale de Hainan, au sud. Chine
Un module laboratoire avec trois zones de couchage et une cuisine
D’une longueur de près de 18 mètres et d’un diamètre de 4,2 mètres, ce module laboratoire s’arrimera à Tianhe, le premier module de la station, en orbite depuis avril 2021.
L’opération est un défi pour l’équipage car elle nécessite plusieurs manipulations de haute précision, dont certaines avec un bras robotisé.
Avec trois zones de couchage, des toilettes et une cuisine, le nouveau module laboratoire dispose également d’étagères pour les expériences scientifiques.
Wentian servira également de plate-forme de secours pour contrôler la station spatiale en cas de panne.
Un troisième module en octobre
Nommée en chinois Tiangong (“Palais céleste”), mais aussi connue sous son acronyme CSS (pour “Chinese Space Station” en anglais), la station spatiale devrait être pleinement opérationnelle d’ici la fin de l’année.
Après Wentian ce week-end, les trois astronautes de la mission Shenzhou-14, actuellement sur la station spatiale, accueilleront dans un premier temps un autre module laboratoire, Mengtian, en octobre.
La station prendra alors sa forme définitive en forme de T. Elle sera de taille similaire à l’ancienne station russo-soviétique de Mir. Sa durée de vie doit être d’au moins dix ans.
La Chine investit des milliards d’euros dans son programme spatial depuis plusieurs décennies. Le géant asiatique a envoyé son premier astronaute dans l’espace en 2003. En 2019, le pays a fait atterrir un engin sur la face cachée de la Lune, une première mondiale. En 2020, la Chine a ramené des échantillons de la Lune et l’année suivante a fait atterrir un petit robot sur Mars.
La Chine prévoit également d’envoyer des hommes sur la lune d’ici 2030.