Un internaute a interrogé sur Twitter la ministre de l’Éducation de la FWB, Caroline Désir (PS), après avoir découvert les sources utilisées lors d’une épreuve du CE1D français qui s’est déroulée cette semaine. En fait, l’une des sources d’un document sur la technologie n’était autre que Spoutnik, un média d’État russe banni de l’UE peu après le début de la guerre en Ukraine. “Alors que l’UE a banni les organes de propagande du Kremlin de son territoire, en Belgique francophone, il est facile d’utiliser un texte SPUTNIK dans une épreuve de certification en français. Comment l’expliquez-vous ?”, a déclaré Marie Peletier, historienne et spécialiste de la propagande.
Ouverture d’une enquête
Contacté par la RTBF, le ministre de l’Éducation parle d’une “culpabilité inadmissible” et affirme avoir interpellé son administration vendredi sur ce dossier, précisant mais qu’il n’était pas au courant des interrogations à l’avance. “Le gouvernement et le ministre de l’Éducation n’ont jamais connaissance du contenu des questions et des textes qui composent les épreuves externes. Ils n’interfèrent jamais en aucune façon avec ces contenus, qui sont strictement pédagogiques et ne nécessitent pas de validation politique”, écrit-il. . le cabinet du ministre de l’Education, et ajoute que « l’élaboration des tests, en effet, est confiée à des spécialistes en pédagogie ».
Pour le cabinet du ministre, « la référence à un organe de presse de propagande russe dans un procès est une faute inadmissible. Dès qu’il en a eu connaissance, il a ordonné à son administration d’ouvrir une enquête sur cette élection et de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte qu’un tel incident ne se reproduise plus jamais à l’avenir. »