C’est fait, et bien fait ! A l’approche de cette dernière course de la saison de Formule E avec 21 unités d’avance sur le pilote Jaguar Mitch Evans, vainqueur la veille, Stoffel Vandoorne a pu voir les magasins venir jouer pour la grande finale de ce dimanche à Séoul. Le Courtraisien a franchi une nouvelle étape décisive vers le titre en se qualifiant quatrième alors que le Néo-Zélandais ne partait que treizième.
Vandoorne, cependant, a pris sur lui de conclure la saison avec un autre podium. Franchissant la ligne d’arrivée à la troisième place alors qu’Evans ne pouvait grimper que septième, Stoffel récupérait la deuxième place après la pénalité de cinq secondes infligée à Jake Dennis (Andretti). Médaille d’argent coréenne et surtout la couronne pour l’ex-pilote McLaren F1 qui, sans aucun doute, signe la plus belle ligne de son palmarès en devenant champion du monde, lui qui avait déjà remporté les GP2 Series en 2015 et terminé troisième au général lors de l’édition 2019. 24 Heures du Mans.
“C’est la meilleure sensation que j’ai jamais eue”souffle Stoffel. “La voiture était fabuleuse, mais j’ai dû compter sur Mitch, qui m’a vraiment menacé toute l’année. La régularité a fait la différence. C’est une journée mémorable. Nous avons fourni un énorme effort pour y parvenir. Je suis épuisé”
Le Belge a pu laisser échapper sa joie sous le drapeau à damier, lui qui a finalement été sauvé de la malchance cette année. Ce n’est pas celui qui a le plus gagné cette année mais sa régularité lui a permis de faire la différence et de finir la saison avec 30 points d’avance. Pour Mercedes EQ, la consécration est totale puisque l’équipe dirigée par Ian James, qui passera chez McLaren la saison prochaine, s’assure également le titre parmi les équipes.
A noter que la dernière victoire de l’année a été remportée par l’un des dauphins de Vandoorne au championnat, Edoardo Mortara, ce qui a offert à Venturi, l’équipe de Jérôme d’Ambrosio, une médaille d’or définitive en 2022. Le podium est évidemment complété par Vandoorne et Denis. Ils sont suivis par Robin Frijns (Envision) et Oliver Askew (Andretti). Manque de chance pour André Lotterer (Porsche), l’Allemand de Nivelles contraint à l’abandon.