Témoin à charge contre Eric Coquerel : “J’avais l’impression d’avoir affaire à un prédateur”, décrit l’activiste Sophie Tissier

Il dit s’être senti comme une “proie” face à Eric Coquerel. Pour franceinfo, Sophie Tissier relate les faits présumés, survenus en 2014 : “C’étaient des agressions, c’était de la prédation. J’avais l’impression d’avoir affaire à un prédateur qui n’a pas tenu compte de mon refus, et c’est allé trop loin.” Sophie Tissier, alors âgée de 35 ans, milite pour les droits des intermittents du spectacle et est invitée aux Universités d’été de Die Linke à Grenoble.

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Lors d’une soirée, elle affirme qu’Eric Coquerel l’a touchée, lui touchant les fesses, avant de lui envoyer des textos insistants. “Il a commencé à flirter assez lourdement, puis il a fait des gestes inappropriés, offensants. Je me souviens qu’il m’a attrapé par la taille, sa main sur mes hanches, m’a touché les fesses, etc…”, décrit-il. Il a ensuite confié qu’il se sentait “très mal à l’aise” : “Je ne connaissais pas ces gens, j’étais nouveau dans le monde politique. Je découvrais ce parti et je savais qu’Eric Coquerel avait un poste important, donc je ne savais pas comment réagir.”

“Je me sentais discrédité, méprisé dans cette formation politique que je découvrais, où j’étais censé m’exprimer en tant que militant.”

Sophie Tissier

un franceinfo

“Au final, j’ai été victime de flirts plus que maladroits et de gestes déplacés, notamment de la part d’un homme politique, avec un rôle hiérarchique”, ajoute-t-il.

De son côté, Eric Coquerel nie tout acte criminel : selon le cadre de La France insoumise, pas de harcèlement ni d’agression. Pourtant, des rumeurs ont circulé ces dernières années, et plus fortement ces derniers jours, suite à son élection à la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Le comité de surveillance des violences basées sur le genre de la France Insoumise a alors déclaré n’avoir reçu aucun signalement concernant la députée. Plusieurs cadres du Nupes ont mis en garde contre des “accusations sans aucune preuve” et Eric Coquerel a réagi au Journal du Dimanche pour dénoncer des “rumeurs infondées”.

Je viens de contacter le comité violences de genre FI CVSS pour entériner mon témoignage témoignant du comportement inacceptable d’Eric #Coquerel. C’est une forme d’agression qu’il faut dénoncer car elle s’inscrit dans le continuum des violences faites aux femmes pic.twitter.com/ffuwA9gdCX

– Officier Sophie Tissier (@sophietissier23) 3 juillet 2022

Un « déni », répond Sophie Tissier, qui a donc saisi la commission France Insoumise sur les violences sexuelles. « J’attends d’être entendu, qu’Eric Coquerel reconnaisse peut-être ces comportements, explique-t-il. C’est tout le problème du curseur : où placer l’agression sexuelle ? plainte parce que ça vaut le coup.” Le militant de gauche dit avoir déjà déposé une précédente plainte en ligne.

“J’avais l’impression d’avoir affaire à un prédateur” : Sophie Tissier témoigne contre le député Eric Coquerel

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