Tessa Wullaert : “Je suis aussi une femme d’affaires”

Ce dimanche, lors de l’entrée de la Belgique au Manchester City Academy Stadium, Tessa Wullaert affrontera les Red Flames face à l’Islande. Le bras du capitaine solidement accroché à son bras depuis qu’elle a succédé à Aline Zeler, la native de Tielt sera la leader belge sur le terrain. Comme toujours, nous voulons dire. Personnalité étonnante sur et en dehors du terrain, “TW” ne laisse personne indifférent. Libérée de toute pression liée à l’envie de transfert après deux saisons tonitruantes à Anderlecht, son arrivée à Sittard a été officialisée fin mai, la joueuse de 29 ans a pour mission de remporter son Championnat d’Europe. Les Belges aussi. Et de marquer encore plus l’histoire des Red Flames.

Le capitaine:“Terminer ma carrière avec au moins 100 buts”

International depuis 11 ans, Wullaert a retrouvé le brassard de capitaine le 1er juin 2019 lors d’un Belgique – Thaïlande (6-1). En revanche, le jeu de Zeler était décourageant après 29 minutes. Vingt-sept matchs plus tard, Wullaert a encore grandi dans les vestiaires. “Sur le terrain, être capitaine n’a pas changé ma façon d’aborder les matches ni ma façon de jouer.dit Wullaert. Mais à l’extérieur, dans la préparation d’un match, il faut faire plus attention au groupe, il faut parler aux joueurs, voir s’ils sont à l’aise, s’assurer qu’ils ont confiance. Mais pour ça, on est trois avec Janice (NDLR : Cayman, record de tapas avec 126 apparitions) et Julie (NDLR : Biesmans, 92 chapitres). Moi, c’est plus sur le terrain. Je commenterai leur emplacement, les conseillerai sur la meilleure façon de se déplacer ou de jouer. Je sais que les joueurs m’écoutent et enregistrent ce que je dis. Je parle peut-être un peu moins en dehors du terrain, mais pour moi, le terrain, la performance, l’état d’esprit et la confiance, c’est ce qui compte. Avant un match, je réfléchis toujours à ce que je vais dire, mais je ne suis pas quelqu’un qui fait un long discours. Je m’adapte à chaque événement. A l’Euro, je n’ai pas d’objectifs individuels précis. Être dans l’équipe standard, par exemple, sera difficile car ce sont souvent les joueurs qui sont dans le dernier carré qui se font prendre. Il faut aussi être réaliste même si notre ambition est d’aller au second tour. Mon objectif sera de remplir mes responsabilités avec des passes décisives et des buts, mais nous devons d’abord penser à gagner chaque match.”

Avec 109 matchs disputés, Wullaert devancera bientôt Zeler (111) sur le podium et terminera très probablement sa carrière avec un nouveau record belge. Mais sur le terrain, peu importe le nombre de sélections tant qu’elle peut être décisive. “Aujourd’hui, j’ai 67 buts. Mes coéquipiers m’ont demandé quel était mon objectif. Des matchs un peu plus faciles. (NDLR : il a déjà marqué deux quadruplés avec les Flames et un quintillo le 25 novembre lors de la large victoire 19-0 contre l’Arménie). “

La personnalité:“Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas arrogant”

Leader technique sur le terrain, Wullaert est aussi l’une des grandes personnalités du football féminin aujourd’hui en Belgique, sans dire un mot. Certains vont même jusqu’à dire “grande gueule” si rarement les discours de Tessa manient une langue de bois. “Ils peuvent me voir comme arrogant, mais cela vient surtout de gens qui ne me connaissent pas. C’est vrai. Ceux qui m’entourent savent que je ne suis pas arrogant. Je n’utiliserai pas de diversions dans le mien. Cela ne changera pas. le vestiaire, ce n’est pas un problème. Ce que je dis, c’est en tout cas toujours de s’améliorer et de gagner. C’est donc tout à fait dans l’intérêt de l’équipe. Et puis, j’ai été en équipe nationale. Il y a 10 ans, les gens me connaissent, je connais mon équipe. Ce n’est pas un problème.”

L’ancien joueur de Manchester City :“Il n’y a pas que Kompany ou De Bruyne dans la City”

Dimanche, dès son entrée dans le tournoi, il reviendra à Manchester City. Contre l’Islande, il espère que le stade qu’il connaît depuis deux saisons (2018-2020) leur portera chance. “Ce sera formidable d’être de retour. Déjà lorsque nous avons joué contre l’Angleterre le 16 juin à Wolverhampton, j’avais déjà pu revoir les fans de City. Ils ont appelé mon nom et j’ai reçu des messages de fans qui ne pouvaient pas attendre pour voir ‘l Ils ont toujours été gentils avec moi, il y a toujours eu une bonne connexion. Donc il n’y a pas que Kompany et De Bruyne qui ont marqué la City (fleuve).”

Nouveau joueur de Sittard :“Nous avons besoin de ces projets en Belgique”

Wullaert jouera la saison prochaine au Sittard. Si des rumeurs l’ont poussée à rejoindre l’Espagne, elle a choisi nos voisins du nord avec une équipe féminine venue en Azerion Vrouwen Eredivisie. “C’est une nouvelle aventure, une nouvelle ambition avec une nouvelle équipe. J’ai hâte. Peut-être que les gens auraient été surpris par la destination, mais il fallait équilibrer. Les critères sportifs, salariaux et privés devaient être respectés. Je n’aime pas être seul à l’étranger et Sittard est un set que j’ai choisi Je gagne plus que ce que j’aurais pu avoir en Espagne Alors pourquoi tout abandonner pour l’Europe du sud ? C’est vrai, il fait beau, c’est une bonne compétition. plus tard. “

Fortune Sittard intrigue en tout cas. L’équipe féminine, nouvellement créée pour la D1 néerlandaise, reçoit un important soutien de sponsors (on parle d’un million d’euros). Loin de ce que l’on peut trouver en Belgique. “Nous avons besoin que des gens comme Sittard investissent. C’est dommage de ne pas avoir cela en Belgique. Nous continuons à marcher dessus. La solution doit venir de la Pro League pour encourager chaque club professionnel à investir dans une équipe féminine.”

Après deux saisons extraordinaires à Anderlecht, Wullaert rejoindra Sittard avec la réputation de meilleur buteur de la série et de joueur aux nombreux trophées collectifs. Le capitaine des Flames a l’habitude de terminer ses saisons avec au moins un trophée en club. “Mon boulot c’est de marquer et de donner des passes décisives. Mais pour choisir je préfère être champion de Hollande. Ce ne sera pas facile car le championnat est beaucoup plus dur avec Twente, le PSV, l’Ajax… Ce sera super.”

L’employeur / ambassadeur :“J’ai une voix et je l’utilise”

Que ce soit avec les Flames ou l’Anderlecht, Wullaert est aussi le champion de l’applaudimètre et le plus recherché par les selfies. Un statut de star que les marques connaissent. Wullaert n’est pas seulement une joueuse de football, c’est aussi une ambassadrice (notamment des Special Olympics) et une femme d’affaires dont le compte Instagram est régulièrement mis à jour. « Je ne sais pas si on peut dire que je suis un influenceur, mais en tout cas ce n’est pas mon premier job même si c’est super ce qui en ressort.elle sourit. Les Special Olympics sont sentimentaux. Nous sommes une famille d’accueil et j’ai un frère qui joue dans un club comme ça. Pour moi, les soutenir est très important. Mais parfois je dois dire non à certaines demandes. Parce que je n’ai pas le temps ou parce que c’est trop loin. Je ne veux pas faire de compromis si je n’ai pas le temps de promouvoir. J’aime être ambassadrice, ça montre le bon côté du football féminin. Vous pouvez aussi dire que je suis un entrepreneur, mais j’aime ce que je fais. Je ne suis pas fait pour avoir une tête au-dessus de moi qui va m’imposer des horaires (rires). Je prépare aussi mon après-carrière (NDLR : est en train de passer à l’UEFA A) mais je me vois plus comme entraîneur ou dans le développement du football féminin (NDLR : comme avec GRL PWR). Moins en tant qu’entraîneur. J’ai beaucoup d’expérience, j’ai une voix et je l’utilise. C’est bien de faire bouger les choses.”

Le styliste canin :“Être connecté avec Jean-Marie”

Récemment, elle a développé, en collaboration avec une box, des vêtements pour chiens qu’elle fait la promotion avec son chien Jean-Marie, devenu lui aussi une petite star sur les réseaux sociaux. “On a pensé à des robes et des bandanas pour le Championnat d’Europe. Et donc, quand je vais aux matchs de mon pote, j’attrape le chien et on est accro. Il met son maillot et je mets sa casquette (rires.) C’est amusant.”

Épouse:“J’attends la demande en mariage”

Très occupé à la fois sur et en dehors du terrain, Wullaert essaie toujours de trouver du temps libre. “Mais c’est bizarre, même à la maison, je regarde toujours ce qu’il y a dans mon journal. Mais quand je promène mon chien, c’est l’heure pour moi et on va se promener souvent. Je regarde aussi les autres, c’est relaxant.” J’ai des jours à ne rien faire. Parfois, ça me manque. C’est aussi ce qui m’a poussé à aller aux Pays-Bas. J’aurai plus de temps pour réfléchir qu’au foot, au GRL PWR et j’aurai des plages pour me détendre “moi”.

A côté des terrains, il vit le parfait amour avec Mathias Deveugele, un amour qui l’a d’ailleurs poussé à revenir en Belgique il y a deux ans. “J’attends juste la demande en mariageelle a ri. Pas la pression. Nous sommes ensemble depuis sept ans. Je pense que nous pouvons passer à autre chose.”

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