Le vidéoprojecteur BenQ GV30 embarque une puce Texas Instruments DMD DLP (DLP230KP) de 0,23 pouce qui affiche une définition de 1280 x 720 pixels et est associée à un éclairage LED de 300 lumens. Le constructeur annonce une durée de vie de 20 000 heures en luminosité normale et 30 000 heures en mode éco, soit deux à trois fois plus longue que les modèles équipés d’une lampe ultra haute pression. Ce projecteur dispose également de deux haut-parleurs de 4 W avec une qualité plus qu’honorable.
Ce modèle est fourni avec une clé HDMI BenQ QS01, un clone de la clé HDMI Inspiron D3000 Ultra HD, qui s’adapte parfaitement sur le côté du projecteur. On retrouve Android TV 10 propulsé par un processeur quadricœur Amlogic S905Y2 Cortex-A53, 2 Go de RAM et 16 Go d’espace de stockage. Il dispose également du Wi-Fi 802.11 a/b/g/n/ac et du Bluetooth 4.2 LE.
Le BenQ GV30 se vend environ 600 € et concurrence directement le XGIMI Mogo Pro, un modèle plus compact 1080p, 300 lumens qui dispose également d’Android TV, mais est moins évolutif.
Le BenQ GV30, sa petite alimentation externe et sa télécommande avec micro.
Qualité des images 2D
Le BenQ GV30 est équipé d’optiques à focale fixe permettant de projeter une image de base entre 80cm et 2,60m pour un recul entre 1m et 3m. Pour effectuer nos mesures, nous avons placé le vidéoprojecteur à 2,8m afin d’obtenir une image de 2m de base.
Ce modèle dispose d’un système de réglage automatique de la mise au point et de la distorsion trapézoïdale qui s’active dès que le projecteur est déplacé. Ce système est très efficace et fonctionne avec un angle de 135°. La précision de la puce DLP230KP 720p est un peu en retrait d’un projecteur de taille typique comme un BenQ W1090 avec sa puce DarkChip 3 DLP de 0,65 pouce, ou même un XGIMI H2 avec sa puce DLP Full de 0,65 pouce 0,47 pouce HD, mais c’est assez logique. En effet, ce modèle n’est pas conçu pour être utilisé avec une si grande diagonale et il vaut mieux se contenter d’une image de base de 1,4m avec un recul de 2m. Ensuite, la résolution est plus acceptable.
Colorimétrie SDR – Mode cinéaste.
Colorimétrie
Delta E = 4,8
En mode Cinéma, nous avons mesuré le delta E moyen à 4,8, au-dessus de la valeur de 3, seuil au-delà duquel l’œil peut faire la différence entre les couleurs demandées et affichées. Le rendu n’est donc pas parfait, mais il reste très bon pour un vidéoprojecteur à led, car tous les modèles que nous avons testés présentent des dérives colorimétriques.
Gamma
2.11
La courbe gamma est stable sur tout le spectre et la moyenne de 2,11 est assez proche de la valeur de référence (2,2). Ainsi, les niveaux de gris sont très bien reproduits.
La courbe de température.
Température
6 850K
La courbe de température est parfaitement stable sur tout le spectre et la température moyenne mesurée à 6850 K est très proche de la valeur de référence (6500 K). La finition est parfaite !
contraste
430:1
Le taux de contraste de 430:1 (à notre cible de 1% de blanc) est faible et ne nous permet pas de profiter de noirs parfaits. Cette valeur tombe à 180:1 sur notre cible qui contient 35% de blanc. La luminosité maximale est également limitée avec une valeur maximale de 19 cd/m². Par conséquent, ce modèle n’est utilisé que dans une pièce sombre. C’est un peu mieux que le Mogo Pro qui se contente d’un taux de contraste de 280:1 et d’une luminosité maximale de 13 cd/m². Bien sûr, on est loin des projecteurs Home Cinéma de salon, puisque notre référence, le Sony XW5000, atteint plus de 207cd/m² en HDR avec un contraste natif de 1890:1.
Le BenQ GV30 utilise trois diodes (rouge, verte et bleue) pour reproduire l’image et, comme tous les projecteurs mono-DLP, l’effet arc-en-ciel est bien présent. Ce phénomène est plus ou moins visible, voire pas du tout cela dépend des personnes et des images. De petits arcs-en-ciel se produisent autour d’objets lumineux sur un fond sombre.
Nous avons mesuré le décalage d’entrée à 42,9 ms en mode jeu. Cela se traduit par un décalage d’un peu moins de trois images par rapport à la source 60Hz. décalage entre l’action effectuée sur la manette et son impact sur l’écran, sans être gênant. En dessous de 50 ms, le décalage reste acceptable pour les jeux solo. En revanche, les concurrents suivront leur propre chemin.
Fonctions et ergonomie
Le projecteur BenQ GV30.
Le design du BenQ GV30 est original, tout en rondeur. Le plastique mat blanc cassé a un aspect de qualité et l’assemblage est bon.
Le pied magnétique sert de support au vidéoprojecteur. Il permet de régler l’inclinaison jusqu’à 135°, mais il est assez lourd, ce qui rend le projecteur un peu moins portable.
L’optique à focale fixe, la caméra pour la mise au point et le capteur Tof pour la correction trapézoïdale.
De gauche à droite, on retrouve l’appareil photo utilisé pour l’autofocus, le capteur Tof (temps de vol) utilisé pour la correction trapézoïdale automatique, et enfin le bloc optique pour la diffusion de l’image.
Le BenQ GV30 dispose également d’une vis standard pour un montage sur un trépied très classique.
Quelques boutons et la poignée de transport.
En haut, on retrouve quelques boutons pour allumer, contrôler le volume et passer le projecteur en mode haut-parleur Bluetooth, sans oublier la petite bandoulière de transport et le caisson de basses.
La qualité audio est également très bonne pour un vidéoprojecteur de cette taille. Elle peut clairement remplacer une petite enceinte Bluetooth grâce à ces deux enceintes 4W et leur subwoofer.
La connexion est simplifiée puisqu’il faut se contenter d’une entrée HDMI 1.4, d’une entrée USB-C (USB et DisplayPort) et d’une sortie casque mini-jack 3,5 mm. L’appareil dispose également de Bluetooth 4.2.
L’emplacement interne pour un dongle HDMI.
Clé HDMI BenQ QS01 en place.
Sous le capot côté gauche, on retrouve une entrée HDMI 1.4 et un connecteur microUSB parfaitement placés pour installer le dongle HDMI BenQ QS01. Celui-ci peut être remplacé par un dongle HDMI aux dimensions identiques.
La télécommande avec microphone.
La télécommande unique vous permet de contrôler à la fois le projecteur et le système Android TV. Certains boutons permettent d’accéder aux fonctions du projecteur comme le réglage des touches ou la sélection de la source, tandis que d’autres sont dédiés à Android TV (bouton home, Amazon Prime Video, Google Assistant). Cette télécommande intègre également un microphone indispensable pour une recherche efficace.
L’interface Android TV 10.0.
Livré avec Android 9, le dongle HDMI QS01 a été mis à niveau vers Android 10, dont l’interface a été revue pour mettre en avant des contenus et des applications plus simples. L’ensemble est assez fluide et la lecture du contenu se fait sans problème. Le dongle est certifié par Google et il est donc possible d’accéder à toutes les applications du Google Play Store sauf… Netflix qui est étonnamment absent du store sur ce modèle. D’autres applications comme Amazon Prime Video, YouTube, Disney+ ou MyCanal sont présentes et fonctionnent sans problème. Si le vidéoprojecteur s’allume instantanément grâce à ses LED, il faut tout de même environ 37 secondes avant que le système Android TV ne se mette à fonctionner.
Points forts
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Qualité d’image.
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Android TV et Google Assistant intégrés.
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Accès natif aux applications de streaming françaises (MyCanal, Molotov, RMC, MyTF1, OCS, etc.).
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Mise au point automatique et correction trapézoïdale par caméra.
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Système audio puissant.
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Télécommande avec microphone.
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consommation
points faibles
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Contraste limité.
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La base amovible n’est pas vraiment pratique.
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lumière faible
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Pas vraiment tranquillement.
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Pas de rétroéclairage sur la télécommande.
conclusion
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