Même look, composants différents
La gamme Hero Black a fait peau neuve il y a trois ans et la Hero11 Black est inchangée sur ce point.
Une caméra d’action dans la plus pure tradition GoPro.
C’est à l’intérieur que se trouvent les nouveautés, notamment au niveau du capteur, élément crucial d’une caméra d’action. Sortez du capteur 23 Mpx avec le format d’image 4:3 du Hero10 Black ; le Hero 11 opte pour un capteur de 27 Mpx avec un rapport 8:7 inhabituel. La maintenance de l’horizon a été encore améliorée pour une correction de mouvement à 360° ! Enfin, l’angle de vision a été étendu à un maximum de 12 mm, en référence au format 24×36.
De plus, GoPro a remanié une grande partie de l’écosystème autour de sa caméra pour une meilleure intégration avec son application Quik et la gestion des sauvegardes dans le cloud.
Un marché dominé par GoPro
Sur le marché des caméras d’action hautes performances, il n’y a pas beaucoup de concurrents pour le Hero 11 Black. Outre son aîné, le Hero10 Black, on peut citer le DJI Osmo Action 3, lancé en même temps que le Hero11. Toujours du côté des constructeurs chinois, où l’on peut trouver l’insta360 One RS ou encore le plus modeste Akaso Brave 8.
Prix et disponibilité : GoPro pousse son abonnement
GoPro a présenté le Hero11 Black en septembre 2022 à un PDSF de 549 €, contre 529 € pour le Hero10 Black lors de son lancement en 2022.
L’abonnement complet GoPro est affiché à 49,99 € par an et permet de bénéficier de divers avantages comme une extension de garantie, des remises tarifaires, un stockage illimité, le montage automatique des séquences ou encore des options de montage dans l’application Quik. L’achat de la caméra via un abonnement d’un an à GoPro fait baisser le prix de la Hero11 à 449 €.
Enfin, un kit “Creator Edition” comprend plusieurs accessoires supplémentaires pour 845€ (660€ avec abonnement) :
- La poignée de commande et d’alimentation Volta
- Un module d’éclairage
- Un micro
- Une carte microSD
Départ
Le clone Hero10 Black
Placées côte à côte, il est impossible de distinguer physiquement une GoPro Hero11 Black d’une Hero10 Black. Les cadres sont strictement identiques. Pourtant, lorsque la Hero9 a été relookée par la 10, la couleur de la “GoPro” floquée sur la façade a permis de les différencier ; ce n’est plus le cas avec le dernier modèle.
La seule différence réside dans le numéro de l’appareil, gravé sur son côté gauche. Le boitier fait donc toujours 72 x 51 x 33mm pour 153g, soit… 1g de moins que le Hero10. Il y a un écran tactile de 2,27 pouces de diagonale à l’arrière et un écran arrière à l’avant. Deux boutons (pour l’alimentation et l’enregistrement) permettent de contrôler la caméra.
Toujours contrôlable via l’écran tactile.
Imperméable et plus durable
La caméra peut toujours être immergée sans protection jusqu’à 10 m avec les supports intégrés, ce qui est valable depuis la Hero8. La gestion de la charge et du transfert se fait toujours via la prise USB-C et le support de stockage privilégié reste la carte microSD. La batterie fournie avec la caméra a un peu évolué, puisqu’il s’agit de la batterie dite “Enduro”, remarquable par son flocon blanc (et non plus bleu).
La fameuse batterie d’enduro.
Cette batterie permet de gagner en autonomie notamment par temps froid, voire très froid, puisqu’on parle ici de températures pouvant atteindre -20 °C. Cette observation est également valable à des températures plus douces.
Attention au chauffage
Nous avons pu filmer 45 min avant que la caméra ne s’éteigne pour cause de surchauffe (à une température de 23 °C, en 4K 30 fps) ; alors il lui restait 50% de batterie. Nous avons laissé la caméra refroidir quelques instants, puis nous avons pu vider complètement la batterie en presque 45 minutes supplémentaires, pour un total de 1h 28m. Un bon score, tant que l’on supporte la chaleur.
Aux définitions les plus hautes, l’autonomie chute mécaniquement, mais c’est surtout l’échauffement qui est encore plus perceptible. Monté sur une planche de surf ou un drone, l’effet ne sera guère gênant. Mais la caméra de poche peut être très désagréable. La question du chauffage, et donc de l’autonomie, dépendra donc des conditions d’utilisation.
Accessibilité révisée
Certaines modifications apportées au Hero11 concernent principalement le logiciel. L’interface ne change guère, mais GoPro met l’accent sur l’accessibilité. De nouvelles modes apparaissent. Dans une logique de simplification, la Hero11 Black permet de basculer entre deux modes : un “simplifié”, qui limite au minimum la gestion des paramètres de capture, et un mode avancé, plus classique, où tous les paramètres sont disponibles ; sans être trop compliqué.
La connexion et la charge sont possibles via le port USB-C du Hero 11.
A l’usage cependant, nous avons toujours trouvé l’écran peu réactif au toucher et il faut parfois réessayer plusieurs fois avant de valider une commande, à moins d’avoir les doigts particulièrement fins.
Des traînées d’étoiles à portée de main
Parmi les nouvelles fonctionnalités figurent plusieurs options créatives. Désormais on peut compter sur un mode “star trails” pour créer des timelapses d’un ciel étoilé. Il existe également un mode “peinture avec lumière” et une option pour capturer facilement les traînées laissées par les phares des véhicules. Tous ces modes jouent avec le temps d’exposition et les paramètres du logiciel.
Un dessin reconnaissable.
Il devient alors très facile de réaliser des séquences assez spectaculaires limitant les prises de tête au tournage ; ce qui facilite également la post-production.
Plus qu’une caméra d’action, un “écosystème”
GoPro pousse encore plus loin la synergie avec son application Quik (disponible pour Android et iOS) et sa plateforme en ligne.
Si les fonctionnalités d’édition de base sont accessibles gratuitement, il faudra bien sûr passer par la case abonnement (49,99€/an) pour bénéficier de toutes les fonctionnalités. La firme américaine met principalement en avant deux d’entre eux : le téléchargement automatique des fichiers sur votre stockage cloud et une fonction d’édition automatique des meilleurs moments capturés, directement au moment du téléchargement.
Édition automatisée des « faits saillants » en ligne par l’IA
Une fois l’appareil photo synchronisé avec votre compte et votre réseau Wi-Fi, allumez-le simplement lorsque vous rentrez chez vous pour télécharger automatiquement des photos et des vidéos en ligne. En parallèle, l’IA de GoPro se charge d’analyser – si l’option est activée – vos séquences pour produire un montage des actions les plus significatives.
Une fonctionnalité qui, si elle n’est pas encore parfaite, est plutôt utile pour ceux qui ne maîtrisent pas les techniques de montage vidéo ou n’ont tout simplement pas le temps de réaliser l’exercice. Cela permet de montrer très facilement des séquences assez dynamiques de votre dernier séjour au ski ou de votre premier vol, avec un résultat correct compte tenu du peu d’investissement personnel requis.
Qualité d’image
Un nouveau capteur plus net et plus grand avec un rapport sans précédent
Alors que la dernière évolution du capteur remonte à 2020 avec la Hero9 Black, la GoPro Hero11 Black bouscule un peu plus le jeu avec un capteur non seulement plus fin (27 Mpx contre 23 Mpx), mais aussi un nouveau ratio de 8 .: 7 sans précédent sur le marché.
En filmant avec l’ensemble du capteur 1/1.9″ on peut ainsi récupérer plus de données. Selon GoPro, cela permet de recadrer les séquences sans trop de perte pour les adapter à une diffusion sur smartphone. La définition maximale est alors maintenue la même : 5.3K jusqu’à 60 ips.
Un champ de vision très large
En plus de ce nouveau ratio, le Hero11 inaugure une “nouvelle focale” avec le mode “Hyperview”. Il correspond à un objectif de 12 mm en référence au format 24×36. Cela permet une capture encore plus large, mais au prix de sacrées distorsions. Cet angle de vue ne doit être utilisé que pour des scènes très spécifiques, après quelques tests préliminaires ; Les portraits sont surtout à éviter, car cette focale n’est pas particulièrement flatteuse pour les sujets.
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