S’il a trouvé son public sur Saturne, Layer Section a connu un succès mitigé et reste encore peu connu aujourd’hui, même au sein de la communauté des passionnés de shoot’em up. City Connection a décidé de le sortir des tiroirs en proposant un portage très savant aux consoles de dernière génération.
Quand vous pensez à la Sega Saturn, vous vous souvenez probablement des classiques comme NiGHTS, Guardian Heroes, Panzer Dragoon et peut-être si vous êtes fan de shoot’em up l’excellent Radiant Silvergun. Mais certainement pas Layer Section, également connue sous le nom de Galactic Attack, Gunlock ou Rayforce. Juste ça.
Les combats sont d’une rare intensité.
Edité alors par Taito, Layer Section reste l’un des shoot’em up les plus atypiques jamais développés. Nous sommes loin de l’enfer des balles dans la Caverne. Le titre Taito se veut un jeu de tir technique dont le gameplay repose entièrement sur un système de blocage de cible. Atypique car du coup, les tirs se font ici avec du retard et obligent le joueur à anticiper les tirs et mouvements de l’ennemi avec un décalage de quelques secondes à chaque fois entre le blocage, le tir et l’explosion des ennemis. Le rythme est lent par rapport aux autres tireurs, mais les affrontements sont extrêmement intenses compte tenu de la conception du jeu. Esquiver les tirs ennemis peut rapidement devenir très délicat. Parce que dans la section des calques, votre vaisseau explosera au moindre contact. Les tirs ennemis sont également variés, allant du tir de blaster au tir laser (allongé) en passant par le tir de secteur. Vous devez rester mobile lorsque vous anticipez les schémas ennemis. Terminer votre première course pour le jeu prendra quelques essais.
La section des calques n’est pas très longue. Comptez environ 30 minutes pour voir la fin. Mais ses 7 niveaux ne sont pas faciles à maîtriser et certains combats de boss deviennent vite un véritable challenge.
Il faudra trouver le point faible dans la défense de chaque tête.
Autre particularité du jeu : Layer Section ressemble à un space opera. Il nous met aux commandes d’un petit vaisseau piégé au milieu d’une guerre galactique. Sans écrans de chargement entre les chapitres, le jeu est un bloc, avec des transitions très douces entre les niveaux.
Résolument ancien et très original dans son approche du genre, Layer Section est un titre qui surprendra les amateurs d’un genre encore trop peu connu du grand public, mais pas forcément pour les séduire car comme nous le disions, l’approche ici c’est très différent. Le jeu est technique, impose une certaine rigueur dans l’approche des combats et un véritable apprentissage des mécaniques de jeu.
Les intermédiaires sont également au programme.
En clair, voilà un titre étonnant, qui méritait bien de sortir du placard. Cependant, cette portabilité vers les consoles et les PC reste discutable. D’une part, parce que la version arcade n’est pas incluse. Il faudra en revanche se contenter des deux versions de Saturn dans le jeu, car le portage est ultraminimaliste. Pas de nouveau contenu à l’horizon, des menus médiocres, une émulation basique… Et des visuels qui n’ont pas été retravaillés. Avec un peu moins de 30 euros, la facture est chère. Gardez à l’esprit que, d’ailleurs, pour les débutants, le contact peut aussi être difficile. Pas de tutoriels à l’horizon ni de durées de vie illimitées. Il vous faudra recommencer encore et encore pour maîtriser les mécaniques du jeu…
Conclusion
Shoot-em up relativement méconnu du catalogue Sega Saturn, Layer Section a le mérite de proposer un gameplay extrêmement technique et une approche originale du genre, avec des affrontements lents mais intenses. On est face à un “lock & shoot”, dans lequel le joueur doit anticiper les mouvements de ses ennemis et prendre des décisions en un quart de seconde. La courbe d’apprentissage est énorme. En ce sens, le titre ne convient pas aux débutants. Pourtant, c’est un jeu étonnant et certainement l’une des pépites peu connues du catalogue de la regrettée console, qui méritait d’être à nouveau disponible. Ce portage sur consoles est cependant décevant compte tenu du manque de modernisation de l’interface, de l’absence de la version arcade du jeu ou de remastérisation au niveau des graphismes. Avec 30 €, l’addition est élevée, mais les connaisseurs y trouveront largement leur compte.
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Couche d’attaque galactique et section S-Tribute
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Nous aimons :
Une technique de jeu
Bonne répétabilité
Deux versions du même titre
Des luttes d’une rare intensité
On aime moins :
Un port sans ambition ni nouveau contenu
Un peu cher (environ 30 €)
Peu accessible au grand public
Techniquement, il est vieilli
Un travail de remasterisation minimaliste