Thomas Dermine milite pour une “augmentation nette du pouvoir d’achat d’au moins 100 euros” : “Le PS va le mettre sur la table Codeco”

Publié le mardi 30 août 2022 à 10h19

Par Sudinfo avec Belga

Ce mardi, Thomas Dermine était l’invité de Bel RTL. Le secrétaire d’Etat s’est exprimé sur la crise de l’énergie, et a indiqué que le PS ferait campagne pour une augmentation nette du pouvoir d’achat de 100 euros.

Face à la hausse des factures énergétiques, le défi immédiat du gouvernement sera de soutenir la classe moyenne, qui n’est pas (encore) couverte par le tarif social de l’électricité et du gaz. “On pense, au PS, qu’il faut une augmentation du pouvoir d’achat net d’au moins 100 euros pour pouvoir faire face à la hausse des prix de l’énergie”, s’est défendu ce mardi matin le secrétaire d’Etat Thomas Dermine au micro de Radio Bel RTL.

Des mesures supplémentaires pour, d’une part, réduire la facture énergétique des citoyens et des entreprises et, d’autre part, augmenter les salaires (“par une augmentation des coûts forfaitaires ou par des crédits d’impôt, par exemple”), sont dans tous les cas cela sera discuté au gouvernement, croit-il. “Le PS le mettra sur la table demain, en commission consultative”, a ajouté le secrétaire d’Etat au Relance.

Dans La Libre Belgique du même jour, il détaille : les socialistes vont proposer, pour les travailleurs des “déciles de revenus 3 à 5, jusqu’à des revenus d’environ 2.200 euros nets, juste en dessous du salaire moyen”, d’augmenter les charges au taux brut professionnels, “de l’ordre de 100 à 150 euros nets en poche, via des mécanismes fiscaux à décider”. « Cependant, nous devons faire attention à la façon dont nous augmentons la déduction forfaitaire pour certaines catégories de travailleurs, car cela peut affecter les finances municipales et régionales, qui sont déjà dans le rouge. Nous sommes plus favorables à cette mesure qu’à une augmentation de la portion libre d’impôt, qui touche tout le monde, qu’ils aient des revenus faibles ou élevés. N’est-ce pas progressif ? Ce que nous offrons peut être”, ajoute-t-il.

L’idée est que les mesures profitent à ceux qui en ont vraiment besoin, également en termes de prix du carburant. Jouer le jeu de la fiscalité profite à tout le monde, y compris aux gros pollueurs, et ça coûte cher, note Thomas Dermine. “Nous voudrions cibler la mesure, là encore vers les travailleurs, en augmentant le remboursement des frais kilométriques. L’idée serait de modifier la loi sur les contrats de travail pour aligner le remboursement des frais kilométriques minimaux sur celui de la fonction publique, soit 0,37 euro du kilomètre. »

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