Un certificat médical ne sera plus exigé pour une journée d’absence

Les patients de longue durée ne seront plus licenciés pendant les neuf premiers mois d’absence. Et ceux qui retourneront au travail pourront travailler moins d’une troisième fois et moins de trois heures par jour.

Vivaldi a décidé qu’un travailleur qui manque une journée n’aura plus à présenter de certificat médical à son employeur. – BELGE. Journaliste au Service Politique Par Pascal Lorent Publié le 06/03/2022 à 19:48 Temps de lecture : 3 min

Un travailleur qui s’absente une journée n’aura plus à rendre de certificat médical à son employeur, a décidé vendredi le gouvernement fédéral. La date d’entrée en vigueur de cette mesure devrait intervenir « dans les prochaines semaines. »

“Cela contribue à la simplification administrative et allège la charge de travail des médecins généralistes”, a déclaré le ministre fédéral de l’Emploi Pierre-Yves Dermagne (PS), rappelant que la durée moyenne des absences varie de trois jours à une semaine. La mesure pourrait également avoir deux effets indirects : des économies pour la Sécurité sociale (un jour les patients n’iront plus voir leur médecin généraliste) et un ralentissement du présentisme (dans les cas où le salarié est allé travailler pour éviter une visite chez le médecin).

Ce changement n’est pas le seul qui affecte les malades et le travail. En effet, compte tenu des remarques et critiques formulées tant par la Cour des comptes que par les agents sociaux, le gouvernement a procédé à un certain nombre de simplifications dans le processus de réinsertion des malades de longue durée. La principale renvoie à la dissociation, en deux temps différents, du cursus lui-même et de la procédure de licenciement pour force majeure médicale. En effet, rappelle Pierre-Yves Dermagne, jusqu’à présent, « 50 à 60 % des formations entraînent des licenciements ».

Il n’y aura pas de mise à pied pendant les neuf premiers mois d’absence

Désormais, un employeur ne pourra plus invoquer la force majeure médicale pour licencier un travailleur pendant les neuf premiers mois d’absence. Autre condition : aucun processus de réintégration ne doit être en cours à ce moment-là. Cette période de neuf mois sera interrompue lors du retour au travail du patient, sauf s’il s’absente à nouveau dans les quatorze premiers jours de son retour. Une fois la procédure entamée, le travailleur peut demander une adaptation de son poste ou un autre lieu adapté. Si cela n’est pas possible ou si vous refusez une place convenable ou si vous ne le demandez pas, l’employeur peut procéder au licenciement.

Cela simplifiera également le processus de réintégration des patients de longue durée. Le principal changement concerne l’abrogation de la loi sur la durée minimale du travail. Ainsi, dans le cadre d’une reprise progressive de l’activité professionnelle, une personne absente de longue durée pour raison médicale peut travailler moins d’un tiers par semaine et trois heures par jour, « en tenant compte des recommandations des médecins et des mutuelles sociétés », ajoute le ministre de l’Emploi.


Le reste des changements qui seront apportés au programme de réintégration visent à en raccourcir la durée. Ainsi, un patient de longue durée peut demander avant d’entamer cette procédure de réinsertion professionnelle “car un voyage trop long génère des effets pervers”, justifie le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit). Ces dispositions complètent celles présentées il y a quelques semaines par le gouvernement, sur les sanctions infligées aux patients qui refusent de répondre à un questionnaire préalable au processus de réinsertion et aux entreprises ayant un nombre de patients de longue durée supérieur à la moyenne du secteur.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *