Un orque en grande difficulté sur la Seine, entre Rouen et Le Havre

“Son état de santé se détériore beaucoup”, a déclaré le vice-président du GECC, une association cherbourgeoise mandatée par l’Office français de la biodiversité (OFB).

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Publié le 26/05/2022 à 11:07 Mis à jour le 26/05/2022 à 11:33

Temps de lecture : 2 min.

Un épaulard a été observé en grande difficulté dans la Seine entre Le Havre et Rouen (Seine-Maritime), s’inquiétait mercredi 25 mai le Groupe d’étude des cétacés du Cotentin (GECC). Cet “orque mâle, espèce protégée et sauvage”, est “très faible”, a confirmé la préfecture de Seine-Maritime. “Le pronostic vital est compromis. Nous sommes vraiment, vraiment inquiets. Son état de santé se dégrade beaucoup”, a déclaré Gérard Mauger, vice-président du GECC, une association basée à Cherbourg au nom de l’Office français de la biodiversité (OFB) pour l’étude et la préservation des mammifères marins en Manche.

Cet animal “n’a naturellement pas vocation à évoluer séparément de son groupe, ni dans des cours d’eau douce. Il pourrait être blessé ou malade”, a ajouté la préfecture. “Des mesures d’interdiction sont prises pour qu’il ne s’approche pas du cétacé. Elles reposent juridiquement sur un avertissement à la navigation, à valeur normative”, précise la préfecture.

Une orque en Normandie !

Clément Thomas, propriétaire du chalutier ATLAS, a filmé cette scène incroyable en Baie de la Seine. Il a vu la nageoire dorsale d’un épaulard mâle à quelques centaines de mètres. pic.twitter.com/V12GybCTjs

– C’est assez ! (@cestassezfrance) 9 avril 2022

“Plus elle reste longtemps en eau douce, plus vite sa santé se détériore. Elle est loin de la mer. Il est très difficile de trouver des solutions pour tenter de l’inciter à reprendre le chemin de l’eau salée”, ajoute Gérard Mauger.

La longueur de l’animal “très maigre” mais qui pèse probablement plus d’une tonne est “difficile à estimer” mais “on est dans les 4-5 mètres”, a-t-il précisé “dans la forme de sa nageoire c’est un mâle, bien que le fin est complètement bas “. Vu pour la première fois le 16 mai entre Honfleur et Le Havre, près du Pont de Normandie, l’orque “probablement arrivé déjà affaibli vers l’estuaire de la Seine”, poursuit-il. “Son état de santé la rend plus à l’aise en rivière car elle est moins agitée. Elle dépense moins d’énergie”, mais “c’est plus difficile à nourrir : il y a moins de proies qu’en mer. Et elle est toute seule. Ils chassent en masse”, il ajouta.

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