Pour assurer une place à leurs candidats, les partis politiques placent encore très souvent un homme en tête des listes électorales. Si le principe de fermeture éclair (alternance femmes et hommes dans les listes) est désormais généralisé, il n’y a aucune obligation pour les partis de placer les profils féminins en tête des listes. Compte tenu de la plus grande notoriété des élus au niveau communal, les partis peuvent être tentés de les favoriser dans l’ordre des listes pour recueillir le plus grand nombre de suffrages préférentiels, ce qui les pousse plus systématiquement à la tête des communes.
Mais les différences sont aussi marquées entre les formations politiques. “Il y a des partis qui privilégient l’équilibre interne et qui privilégient notamment les options de composition équilibrée pour les collèges. La composition des majorités peut plus ou moins favoriser l’arrivée d’unestablishment politique plus diversifié.”
En revanche, le jeu n’est pas le même selon les parties. Si le MR, par exemple, compte 25 femmes maires en Wallonie, le Parti socialiste n’en compte que 10, un chiffre faible qui peut aussi être attribué à la situation socio-économique de ces communes où un profil féminin peut avoir plus de mal à émerger. Chez les écologistes, champions en la matière, 70 % des élus sont des femmes. En revanche, la plupart des partis politiques ont instauré la parité dans leurs statuts.