Les opérateurs FluBot ciblent les pays européens avec une nouvelle campagne de smishing. Cela introduit des logiciels malveillants pour voler des données sur les téléphones des gens. La plupart des pays européens sont visés, dont la Belgique.
Le cheval de Troie bancaire FluBot est conçu pour détourner les informations de carte de crédit et les informations d’identification. Cela permet aux cybercriminels non seulement de voler de l’argent, mais aussi de piller les différents comptes des victimes. Malgré l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées d’exploiter des logiciels malveillants, les campagnes de FluBot se sont intensifiées récemment, prévient Bitdefender.
Pour commencer, voici un petit rappel des conséquences du malware FluBot. Si une victime tombe dans le piège, tout son appareil Android sera accessible à l’escroc. Ces derniers peuvent voler des numéros de carte de crédit et accéder aux identifiants de comptes bancaires en ligne. De plus, pour éviter d’être supprimé, l’attaquant met en place des mécanismes pour arrêter la protection intégrée au système d’exploitation Android. En d’autres termes, il empêche l’installation de nombreux logiciels de sécurité tiers. La nouvelle version de l’attaque détectée par Bitdefender utilise exactement le même processus.
Un SMS, un lien, une attaque
La dernière campagne FluBot utilise les mêmes techniques de smishing que les précédentes. Pour rappel, le smishing est une technique d’arnaque et de manipulation par SMS. Il s’agit d’inviter les destinataires à cliquer sur un lien dangereux et à installer une application malveillante.
Tout d’abord, un SMS annonce un faux contenu, généralement un message vocal.
Si l’utilisateur clique sur le lien, un message demande l’autorisation d’installer une application inconnue. C’est-à-dire une fausse application de messagerie vocale, censée être nécessaire pour écouter votre messagerie vocale. Le véritable objectif de ce lien est d’inciter les utilisateurs à installer eux-mêmes le cheval de Troie bancaire FluBot. C’est ainsi que, si la victime suit les instructions, la fausse application de messagerie vocale, donc FluBot, demande des autorisations d’accessibilité. Le but? Donnez-vous un accès complet aux zones d’intérêt par téléphone.
Plus précisément, FluBot collecte les contacts de la victime et utilise l’application SMS pour continuer à diffuser des liens malveillants vers l’écosystème mobile. Et ce, tout en volant des données et en les envoyant à un serveur. L’attaque utilise également ses privilèges d’accessibilité pour compliquer la désinstallation de l’application par l’utilisateur.
Quels téléphones ?
Les utilisateurs d’Android restent la cible principale de FluBot, mais cette fois, les utilisateurs d’Android et d’iPhone reçoivent des messages texte à doses presque égales. En fait, en théorie, le cheval de Troie ne fonctionne pas sur iOS. Mais dans sa nouvelle version, lorsque les propriétaires d’iPhone accèdent à des liens infectés, ils sont redirigés vers des sites de pêche et des escroqueries par abonnement. Par exemple, l’une des escroqueries typiques dans les sondages encourage les victimes à répondre à certaines questions d’études de marché pour obtenir un iPhone 13 garanti.
Les pays les plus ciblés sont l’Allemagne, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Pologne, l’Espagne, la Suède, l’Autriche, la Finlande et le Danemark. La Roumanie et l’Allemagne sont de loin les régions cibles de cette campagne FluBot, avec une part combinée de 69 %.
Pour les victimes potentielles, le site officiel belge Safe on Web décrit les procédures pour réussir la désinstallation de FluBot. Pour ceux qui ont des doutes, il est relativement facile de savoir si quelqu’un est une victime ou le nom du cheval de Troie. Si tel est le cas, une nouvelle application apparaît parmi les autres applications, qui ne peut pas être supprimée.
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