Un vol de portefeuille pour “services sexuels mal payés” ?

C’est pour des faits graves de vol avec violence sur personne vulnérable que le prévenu, bientôt âgé de 39 ans, comparaît devant la chambre 10 du tribunal correctionnel de Charleroi. Le 15 février, Laurence confirme avoir pris les poches de Jean-Marie, non loin du boulevard Audent à Charleroi. En agissant ainsi sur la personne vulnérable, Laurence a cherché à résoudre une histoire de services sexuels mal rémunérés. Dix euros étaient présents dans le portefeuille, avant que Laurence ne retire cinquante euros à la banque avec la carte bancaire de Jean-Marie.

Présent à l’audience pour obtenir réparation, Jean-Marie contredit la version du prévenu. “Je l’ai revue au bout de quatre ans. Elle m’a demandé dix euros pour acheter sa dose, mais j’ai refusé. Elle est entrée dans mon immeuble et a sorti mon portefeuille de ma veste.”

Consommatrice de divers stupéfiants depuis l’âge de 14 ans, Laurence tente tant bien que mal de lutter contre sa dépendance. Bien qu’elle rapporte qu’elle a arrêté la méthadone et l’héroïne, Laurence admet qu’elle a de la difficulté à arrêter la cocaïne. Pour l’aider à faire face à sa toxicomanie, Me Colin pour la défense suggère l’instauration d’une peine de libération conditionnelle indépendante.

Le parquet s’y oppose, jugeant la peine trop légère. Sachant que Laurence s’est vu révoquer une suspension provisoire du prononcé en 2005 pour non-respect des conditions. Pour éviter cette situation, une lourde peine de 3 ans de prison avec indemnité provisoire est requise. Si Laurence commet une erreur pendant sa probation, il purgera sa peine de prison.

Pour résoudre un problème de procédure, l’affaire a été ajournée à la semaine prochaine.

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