L’étude s’appuie sur une collecte de données menée entre 2011 et 2019 par 30 agences européennes, dont l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), qui garantit la sécurité alimentaire dans votre pays.
Au total, 97 170 échantillons de fruits frais cultivés en Europe au cours des neuf années en question ont été analysés. Selon PAN Europe, ces analyses montrent une augmentation drastique de 53% des résidus de pesticides extrêmement toxiques, bien qu’ils devraient être interdits à partir de 2011 en raison de leur dangerosité. “L’étude contredit les déclarations de la Commission européenne selon lesquelles les agriculteurs utiliseraient moins ces pesticides suspectés d’être liés au cancer et à d’autres maladies graves”, a déclaré l’ONG.
Ce dernier rapporte qu’avec 29 %, près d’un fruit sur trois était contaminé en 2019. La palme revient aux cerises dont la moitié contenait des agents nocifs (une augmentation de 152 % par rapport à 2011). La pomme, fruit le plus produit, est incriminée à 34 % (117 % de plus qu’en 2011). Sur les neuf années étudiées, les mûres (51%), suivies des pêches (45%) et des fraises (38%) ont montré plus de traces de pesticides.
Un échantillon contaminé sur trois en Belgique
La Belgique se démarque négativement dans cette étude, puisqu’elle présente 34% d’échantillons contaminés au niveau de la production entre 2011 et 2019. Dans ce mauvais classement, elle devance l’Irlande (26%), la France (22%), l’Italie (21% ) et l’Allemagne (20%).