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[EN VIDÉO] Qu’est-ce qu’une comète ? D’où viennent-ils? Combien y en a-t-il? Son nom vient du grec komêtês signifiant “poilu”. Au Japon, on les surnomme “les balais étoiles”. Autant de noms qui font référence à leurs visages très différents des étoiles qui brillent dans le ciel. Rencontrez-les en vidéo !
Il y a des pluies de météores, tous les mois, plus ou moins intenses (plus de 100 par heure pour les Perséides), et il y a parfois des tempêtes de météores qui surpassent toutes les autres par leur vitesse horaire supérieure à 1 000 météores ! Et c’est ce qui pourrait arriver ce soir du 30 au 31 mai 2022. Voici pourquoi.
Comment expliquer ce soudain orage d’étoiles filantes ?
Premièrement, il est prudent de parler de cet événement potentiel au conditionnel. Les prévisions s’appuient, en effet, sur deux solides études de chercheurs dont les modèles convergent pour déclarer cette année 2022 comme exceptionnelle pour l’essaim météorique inconnu du Tau d’Herculides (c’est ainsi qu’on les appelle). Ce soir, la Terre devrait rencontrer sur son orbite plusieurs flots de débris dispersés par la comète 73P/Schwassmann-Wachmann 3 (également appelée comète 73P, en abrégé) après sa récente rupture de 1995, datant de 1892 et 1897, et à l’origine d’éventuelles épidémies. qui amplifierait le spectacle.
“Nos travaux suggèrent que le sillage éjecté au cours des années 1995 passées rencontrera la Terre le 31 mai 2022, avec un pic centré à 05h01 TU (07h01 heure de Paris), c’est-à-dire similaire à ce qu’ils ont trouvé dans les études précédentes”, il écrit. Jérémie Vaubaillon, de l’IMCCE.
Qu’est-ce qu’une étoile filante exactement ? La réponse avec Franck Menant, dans Futura dans les Etoiles. © Futura
Cette comète, qui revient tous les 5,4 ans (période orbitale), est connue depuis 1930, lorsque ses découvreurs s’attendaient à ce qu’elle soit très brillante. Ils ont finalement été déçus et des observations ultérieures ont suggéré que la forme allongée de leur noyau était le résultat d’une fragmentation. C’est en tout cas ce qui s’est passé en 1995 sous les yeux grands ouverts de plusieurs télescopes. Hubble et Spitzer ont ensuite observé des traces de poussière et de débris en 2006 et 2007.
Animation créée à partir des multiples observations de Hubble sur la comète 73P. © NASA
Le meilleur moment pour regarder la pluie de météorites
Quoi qu’il en soit, mieux vaut être préparé, car s’il y a des explosions ce sera fantastique : certainement la plus belle pluie d’étoiles filantes, de loin, de l’année et même de ce début de siècle. ” […] quoi que vous fassiez, préparez-vous à des surprises !, dit Jérémie Vaubaillon. Et une mauvaise surprise (par exemple, un ZHR très bas) nous apprendra en tout cas quelque chose sur la science des comètes, des météores, des météoroïdes et de la mécanique céleste du Système solaire. »
Le meilleur moment pour les surprendre, selon les prévisions, sera donc en fin de nuit pour l’Europe de l’Ouest, avec de possibles surprises avant (il faut donc être patient et vigilant). La situation semble plus favorable pour les Amériques (notamment en Basse-Californie, au Mexique), où la nuit sera encore profonde. Notamment parce que la Lune sera absente, évitant ainsi de gêner l’observation de ces petits grains qui vont percuter la haute atmosphère terrestre à faible vitesse (environ 12 km/s). Des météores plutôt lents qui pourraient pleuvoir par centaines, et pas toujours faciles à discerner, car ils sont faibles.
Le nom tau Herculide vient de l’étoile éponyme de la constellation d’Hercule près de laquelle se trouvait le radiant de l’essaim de météorites lors de sa découverte en 1930. Cette année, le radiant s’il devrait chercher Bouvier, non loin de son plus brillant . Etoile Arcturus, à lueur rouge et facile à détecter dans le prolongement du manche de la “Grande Casserole”. Bonne observation, et tant que la pluie d’étoiles filantes est torrentielle !
Les planètes autour d’étoiles doubles comme Tatooine pourraient être habitables
Article de Xavier Demeersman publié le 7 mai 2014
Plusieurs experts estiment que la nuit du 23 au 24 mai sera probablement le théâtre d’une pluie exceptionnelle d’étoiles filantes. Les débris qu’elle a pollués il y a plusieurs décennies par la comète 209P/Linear pourraient endommager notre atmosphère. Les moins optimistes prévoient toutefois de fortes pluies, marquées par une chute de 100 à 400 météores par heure. Un spectacle à ne pas manquer.
La traditionnelle pluie d’étoiles filantes qui saupoudre d’étincelles les soirs des 12 et 13 août, œuvre des Perséides, est loin d’être le seul événement météorologique de l’année à ne pas manquer : les essaims sont nombreux pour animer nos nuits de chacun. mais comme les récents Lyrides fin avril ou les myriades de Léonides (novembre) et de Géminides (décembre). Cependant, son activité est plus faible que prévu, retardée de quelques heures, voire favorable aux observateurs situés dans une autre région du monde. L’inverse peut aussi arriver, pour le plus grand plaisir de ceux qui se sont préparés à les admirer.
Il convient de rappeler que dans chaque cas, il s’agissait à l’origine de comètes qui ont déversé une partie de leurs gaz, poussières et petits grains lors de leur approche périodique du Soleil. La fuite et l’abandon des ruines sont également inégaux et liés à des courants plus ou moins denses. Lorsque la Terre traverse ces essaims, sa chute dans l’atmosphère provoque alors des poussées de fièvre météoritique que l’on adore capter. Bientôt, probablement dans la nuit du 23 au 24 mai, nous pourrions connaître une tempête exceptionnelle d’étoiles filantes. Pourquoi ce phénomène et à quoi s’attendre.
Les premiers à évoquer la possibilité d’une tempête de météorites à cette date ont été des spécialistes internationaux du domaine. Dès 2012, Esko Lyytinen, Peter Jenniskens (NASA) et Jérémie Vaubaillon (Institut de Mécanique Céleste) se sont aperçus, après calculs, que les courants de débris émis par la petite comète 209P/Linear entre 1803 et 1924 devaient pénétrer partiellement dans notre atmosphère durant la nuit du 23 au 24 mai. Ces poussières seront si petites que seuls les plus gros grains seront visibles. Aussi, s’ils sont en grand nombre comme le prédisent les chercheurs, on pourrait assister à une véritable tempête de météorites comme on n’en a pas vu depuis longtemps…
Pluie de météorites ou orage ?
Corroborant leurs calculs, d’autres experts tempèrent cependant leur optimisme et préfèrent parler d’un pic d’activité entre 100 et 400 météores par heure. En dessous de 1 000 météores par heure pour parler de tempête, le pic calculé est encore énorme par rapport aux illustres Perséides, qui nous surprennent souvent avec entre 100 et 150 météores par heure, selon les années. Cependant, tout le monde prévient que l’activité est encore difficile à anticiper, car les veines de débris de cette comète découverte seulement en 2004 grâce au programme Linear sont encore peu connues. Petite (la taille de son noyau est estimée entre 0,8 et 1 km) et très difficile à observer, sa période orbitale n’est que de cinq ans. Le 6 mai, l’étoile poilue, parée de sa queue de gaz et de poussière, atteindra sa distance minimale du Soleil, ou périhélie, qui est de 145 millions de kilomètres (soit 0,9 UA, une distance presque égale à celle qui nous sépare de notre étoile). Le 29 mai, elle ne sera qu’à 8,2 millions de kilomètres, soit 0,0554 UA, de la Terre.
Si son activité se confirme, l’essaim devrait avoir pour rayonnante la Girafe (Camelopardalis), petite et délicate constellation près du pôle nord céleste, nichée entre Cassiopée et la Grande Ourse. Cette position circumpolaire est très avantageuse pour les observateurs de l’hémisphère nord et assure une visibilité toute la nuit. De plus, la Lune ne représentera aucun obstacle, car le mince croissant, ainsi que la brillante Vénus, ne sortiront pas avant 16h30. Pour optimiser la contemplation, il suffit de trouver un endroit dégagé et relativement sûr. de la pollution lumineuse envahissante de nos villes, pour vous mettre à l’aise puis attendre et compter. Naturellement, le suspense se poursuivra jusqu’à ce soir du pic d’activité des Camelopardalides. Bonne observation!
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