Ursula von der Leyen menacée d’une motion de censure au Parlement européen

A soumettre au vote en plénière, ce texte contre l’exécutif de l’Union européenne, rédigé par la Néerlandaise Sophie in’t Veld, l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt et l’Espagnol Luis Garicano, vice-président du groupe Renew ( dans le qui appartient à la délégation française LREM), doit au préalable recueillir les signatures d’au moins un dixième des députés (soit 70 députés).

Si Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, “continue de refuser d’appliquer sérieusement les règles de conditionnalité à l’Etat de droit”, qui visent à conditionner le versement des fonds européens au strict respect par les Etats membres des droits fondamentaux, “nous retirons notre soutien”, a déclaré Verhofstadt.

La Commission a donné son feu vert au plan de relance de 35,4 milliards d’euros de la Pologne, bloqué depuis plus d’un an par des manquements présumés à Varsovie en matière d’indépendance judiciaire.

Cependant, les trois dirigeants de Renew jugent insuffisantes les annonces de Varsovie, dont la levée de la suspension d’un juge et le vote au Parlement polonais pour la suppression de la chambre disciplinaire qui devrait contrôler les juges, ont ouvert la voie au feu vert. de Bruxelles.

Les conditions demandées par la Commission « ne sont pas conformes aux exigences de la Cour de justice de l’UE (CJUE) et ne répondent pas au refus des autorités polonaises de reconnaître la primauté du droit de l’UE », tandis que Varsovie « ne montre pas sans intention “. ..) pour restaurer pleinement l’indépendance de la justice”, martèle Sophie in’t Veld, accusant Mme von der Leyen d’avoir “créé un problème politique majeur”.

Lors du vote à la Commission, deux poids lourds de l’exécutif européen, la Danoise Margrethe Vestager (Renew Europe, centriste) et le Néerlandais Frans Timmermans (S&D, sociaux-démocrates), tous deux vice-présidents exécutifs, se sont opposés à la validation de la politique polonaise. planifier.

“La Commission est consciente que les solutions annoncées par les autorités polonaises sont purement cosmétiques”, s’indigne Guy Verhofstadt dans une lettre à son groupe politique, consultée par l’AFP.

Pour être votée au Parlement, une motion de censure doit être votée aux deux tiers des suffrages exprimés.

Contact, fonctionnaires et porte-parole de différents groupes (Verts, S&D, Renew et PPE – droite pro-européenne et force dirigeante au Parlement), ont réservé leur position en amont des réunions prévues l’après-midi à Strasbourg.

Iratxe García Pérez, président de R&D, a toutefois appelé la semaine dernière à refuser tout versement avant que la Pologne ne remplisse “toutes les conditions” fixées par la CJCE, tandis que les Verts ont exprimé “une vive inquiétude”.

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