Europe 1 avec AFP 15h56, 1er juin 2022 Le 30 mars, le parquet de Créteil a demandé la libération de ce policier et six mois de prison avec sursis pour son père, qui a comparu le même jour pour outrage et rébellion. Le père et le policier ont écopé chacun d’une amende de 1 500 euros.
Un policier a été reconnu coupable de violences sur un père après l’interpellation du fils de ce dernier en août 2019 dans un commissariat du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) en banlieue parisienne. Le 30 mars, le parquet de Créteil a requis la libération du policier et six mois de prison avec sursis pour son père, qui a comparu le même jour pour outrage et rébellion. Le père et le policier ont écopé chacun d’une amende de 1 500 euros. Le père de famille a été reconnu coupable d’avoir craché sur le policier, de l’avoir insulté et de s’être rebellé.
Le tribunal de Créteil a condamné les policiers pour violences sur le père, mais l’a acquitté des violences sur l’enfant.
“Une série de coups de poing”
Le 1er août 2019, Yann G. est venu au commissariat du Kremlin-Bicêtre pour récupérer son fils de 15 ans, qui sortait de garde à vue. Selon ce père de famille, au casier judiciaire vierge, les policiers ont d’abord adressé plusieurs propos désobligeants. Il raconte alors à la barre “une série de coups de poing”, de “coups de pied” à son fils, “assis par terre sans protection” et immobilisé par plusieurs fonctionnaires. La police dit qu’il a dû intervenir devant un père très agité, qui a refusé de quitter le commissariat. Devant le tribunal correctionnel, il a décrit “un échange de coups au corps à corps”. Le coup porté à Yann G. ? Il ne se porte pas volontaire – il essayait de se protéger de lui cracher au visage.
Au cours de la procédure, le procureur avait déclaré qu’il ne disposait “d’aucune preuve suggérant que (le fils) ait été victime de violences de la part de la police”. Dans ses allégations, il avait sanctionné “l’attitude totalement inappropriée” et les “propos scandaleux” du père de famille, du commissariat et de la justice, notant que ses propos et ceux de son fils avaient changé à plusieurs reprises.